Comment le sacré des rois s’est denudé de toute notorièté au Cameroun

Longtemps considéré comme le représentant du créateur, comme Dieu sur le plan social et politique le roi est le lieu concentrique de la collectivité dont il est sacré le guide. Fô si (l’envoyer de Dieu en traduction littérale) le roi l’est par la volonté manifeste de Dieu. A son tour, ‘’Fô Pi Si’’ fait entendre que le roi est le lieutenant, le légat du mandataire de l’Eternel par ses frères pour les affaires civiles et terrestres.
Comment cette perception du roi comme un petit Dieu dont ses décisions ne devraient souffrir d’aucune contestation s’est effritée ?
Pourquoi ces honneurs et le respect dont son peuple le devait se rangent de plus en plus dans les calendes grecques.
Eh bien ! A partir du jour ou dans des chefferies les clauses du testament n’ont pas été respectés par les notables, l’autorité du futur roi fut mise en mal.
Les actes de corruption portés sur la place publique, la population s’est divisée et, a commencé par avoir des couacs sur l’autorité suprême du roi. Et depuis le jour ou le pouvoir politique au lieu d’entériner le choix des villageois et des notables a commencé pour imposer des chefs choisis hors du code de la légitimité des populations, l’autorité du chef s’est diluée par la réticence de certains ne le prêtant par allégeance. Avec l’évènement du multipartisme en 1990, les chefs traditionnels ont perdu beaucoup de l’influence auprès de leurs administrés parce qu’ils se sont plongés dans le jeu politique et ont pris des positions contraires au choix des peuples.
Nous avons constaté en ces années de braise au Cameroun lors de l’avènement du multipartisme et des élections multipartistes comment certains chefs à l’Ouest ont été nargué par la population. A Bandjoun un courageux a même porté main sur son chef. ‘’NGNIE KAMGA ‘’ voilà le roi qui était vénéré hier qui est devenu la risée des peuples. Voilà des hommes qui étaient loués, des hommes pour qui on construisait des monuments, des hommes dont les griots chantaient des louanges et citaient haut leur nom qui depuis peu commencent à sombrer dans la déchéance. En combinait avec le politique, les chefs traditionnels ont perdu leur autorité. Leur rôle d’arbitre souverain a perdu d’équité et d’éthique. La neutralité qui devait être leur caractère principal et qui leur permettrait d’être le Censeur des hommes à échapper de leur esprit. Le pouvoir politique en instrumentalisant les chefs traditionnels comme des acteurs acquis à leur cause et non celle des populations à fait perdre à d’aucuns toute la notoriété d’Antan. Il est sage que désormais, ils pensent leur statut par celui d’être un auxiliaire de l’administration mais qu’ils fondent et axent Leur pouvoir à la satisfaction du peuple.
Avec le pluralisme politique, le mythe de l’homme dieu attribué aux rois s’est effrité avec les antagonistes et les contrariétés que le contexte politique a soulevées.
Ce phénomène a même radicalisé la position de certains qui confinés soit au parti au pouvoir ou à l’opposition ont marqué un pas décisif dans les désobéissances futur de l’homme Dieu.
L’état du Cameroun en instrumentalisant les rois a commis un crime de lèse majesté qui semblent bien échappé à la vigilance de ces derniers. Ou alors d’une manière malveillante puisqu’ils ne peuvent non plus désobéir à la force de l’Etat, ils acceptent jouer un rôle trouble en sachant qu’ils mettent en mal leur autorité traditionnelle et légitime sur leur population. La légalité étant supérieur à la légitimité, le pouvoir supposé de l’homme dieu est désormais bâtir en brèche. Le chef supérieur ou l’homme Dieu peut-être acté en justice et être même condamné on a vu avec Fon DIM DAM un chef supérieur du Nord-Ouest
Peut-être d’ici cinquante ans, il y aura plus que l’architecture des chefferies, l’existence des Baobabs, arbre sacré, oint des dieux pour signifier à la prochaine génération qu’il y a eu des royaumes avec des rois à l’autorité forte sur se population.

En souvenir des jours d’Ada

S’aventurer pour des lendemains meilleurs, tel était devenu la devise d’Ada. Après plus d’une trentaine d’années passées au pays, elle était rongée par le chagrin d’avoir tout essayé et de ne pas pouvoir réussir.
A sa trente deuxième années, il lui restait une seule alternative, un seul choix, vendre sa propriété et son mobilier et d’aller ailleurs. Elle mis le cap sur l’Afrique du nord, l’ultime étape pour se rendre en occident, là , elle finie par se faire une vie conjugale et enfanta le petit Justin.
Six années passées en Algérie ne lui permis pas de franchir les frontières et elle aurait décidé de s’installer définitivement en ces terres arabes. L’Algérie devint son pays d’adoption et sera même son tombeau.
Il y a quelques mois nous avons appris qu’elle souffrait d’un cancer et qu’elle était au plus mal, nous espérions que Dieu l’accordera la bénédiction de rejoindre sa terre natale avant de rendre l’âme.
Tel ne fut pas le cas, elle fut terrassée par ce cancer et mourut, en souvenir de ses jours plus qu’il y avait pas de l’argent pour rapatrier le corps, la famille décida que les compatriotes d’Ada en Algérie coupent une touffe de ses cheveux et nous l’envoie.
Hier la touffe des cheveux est arrivée et la famille a décidé de la garder dans une tombe en souvenir des jours d’Ada.
L’histoire d’Ada n’est malheureusement pas une insolite et n’est pas singulier, ils sont nombreux sur le continent ceux qui sont morts en aventure et dont la famille n’a pas pu rapatrier le corps et a choisi cette option
Ce geste est fort symbolique chez les bamiléké, il éloigne la famille des courroux de la malédiction

Halte à l’alcool, Ça donne du cancer

Certains experts d’inca en 2009 (institut national du cancer) un organisme français ont estimé que l’augmentation de certains cancers pouvait être comprise entre 2 et 10% selon les organismes et que ce risque pouvait atteindre 168% pour certains cancers ORL en cas d’association avec le tabac.
Bien que ce diagnostic a soulevé des polémiques, la WCRF (world cancer research fund) se fondant sur ses études en 2007 avait abouti a des conclusions plus nuancés conseillait l’abstinence et formulait un maximum de 10 à 15g d’alcool par jour pour les femmes et 20à 30g pour les hommes.
Ce diagnostic devrait inquiéter davantage les camerounais car l’alcool semble être leur passe temps favori, en toutes les circonstances la bière est célébrée avec le vin et les liqueurs.
Charles Ateba yéné le défunt écrivain camerounais témoignait dans l’un de ses livres cultes que les camerounais avalaient de tonnes de bières et étaient en passe de devenir le pays ou les brasseries vendent le mieux.
Les camerounais doivent comprendre comme le signale le docteur Dominique Bessette , responsable du département prévention de l’inca « qu’il existe un risque dès les faibles doses »

Comment éviter la contagion des incendies ?

Il n’ y’a pas de cela si longtemps que ma grand-mère me demandait
Alors fiston sais tu comment tu peux fuir l’incendie toute une vie durant ?
Non
Il y’a des choses que vous simplifiez, que non, que vous ignorez, pourtant elles sont si simples et ne coûtent rien.
Quoi encore une superstition
Voilà je le savais
La mémoire collective emprunte souvent dans l’imaginaire des peuples à un certain moment donné.
Ma grand-mère devait ainsi me nourrir d’un pan de ce qu’un peuple tient comme vérité alors qu’il na pas de fondement scientifique.
Et selon elle, je devais prendre cela pour argent comptant et croire à cet imaginaire sans m’interroger. Exécuter voilà ce dont elle attendait de moi, la concession voisine avait pris feu et le quartier s’était mobilisé pour éteindre ce feu.
Au moment de l’action j’étais absent, ma grand-mère m’accueilli à froid dès mon retour en m’interrogeant si m’était déjà conformé à la coutume.
Quelle coutume me demanderiez –vous ? C’est ce jour là que j’ai appris un bout de nos traditions en rapport avec les incendies.
As-tu déjà éteint le feu ?
Quel feu, il est éteint depuis fort longtemps
Quelle action as-tu mené pour participer à l’éteinte de ce feu digne d’un déluge ?
Grand-mère je suis arrivé quand tout était déjà fait,
Alors fiston, il te manque la sagesse des anciens de ton peuple, souviens –toi et garde ceci présent à ton esprit, lorsqu’il y a un incendie quelque part tache d’y verser un seau d’eau même si tu arrive sur les avec un retard considérable
Et pourquoi
Parce que cela te préserve de la malchance et éloigne de toi les chances d’être victime d’un incendie. Alors cherche un seau d’eau et va le verser sur les décombres de la concession en ruine.
Je pris cela comme de l’amusement mais face au sérieux et à la persistance de la grand-mère, je me rétractai et alla verser de l’eau sur la concession en ruine , la concession avait vraiment brûlé
Depuis lors chaque fois qu’on déclare un incendie même si je suis absent, à mon retour j’exécute la tradition.

Quand la dépression nerveuse fait gaffe

Il s’appelait monsieur F, de toute façon son nom se conjugue désormais à l’imparfait.
Il y ‘a de cela quelques jours à Douala au Cameroun, cet inconnu entra dans un supermarché, après avoir fait les emplettes, il se dirigea vers la caisse avec son caddy. Devant les caissiers, il sorti un couteau et se trancha la gorge et tomba raide mort sur le champ.
Qu’est-ce qui s’est véritablement produit ? Pourquoi ce type s’est suicidé ? Autant d’interrogation qui suscita des inquiétudes.
La dépression nerveuse est pointée des bouts de doigt, ce type comme dira sa nièce est souvent en proie à la dépression nerveuse. Pourquoi est-il arrivé à l’irréparable ? Ses médicaments étaient finis il y avait deux jours auparavant et le jour ou il s’égorgea, sa sœur venait de lui acheter ses antidépressifs malheureusement arrivés trop tard.
Cet acte isolé traduit l’esprit de la société moderne ou les hommes sont de plus en plus stressés et vivent constamment sous l’emprise des sédatifs.
Cet acte est isolé pourtant ils sont nombreux ces hommes dont la famille ne peut quitter de l’œil car il faut s’assurer qu’ils prennent chaque fois des antidépressifs pour les empêcher d’arriver au pire.
Il y ’a quelques années, un autre est tombé du haut d’un immeuble. Cela a provoqué des émotions et des querelles au sein de sa famille. D’aucuns ont accusés injustement un jeune dont les affaires florissantes de sorcellerie alors que le défunt avait été négligé de sa famille dès les premières alertes, ses nombreuses délires.
Ceux qui ont des expériences de la maladie mentale savent à quel point c’est dangereux surtout que les malades entendent des voix étrangères à eux qui, les dites souvent des ordres et autres…
Certains se prennent pour des seigneurs et sont prêts à affronter des épreuves singulières au-delà de leur réel vécu quand ils sont sains.
Il y a des gens dans ma famille qui comptent parmi ces malades là, au moment de leur dépression certains disent qu’ils sont Paul Biya le Président du Cameroun, s’auto-glorifient et se prêtent des personnages et des rôles tout à fait au dessus de leur réalité quotidienne dans la vraie vie.
D’autres estiment être des docteurs et s’autoproclament ainsi au point de ne pas vouloir prendre des cachets des vrais médecins.

promouvoir l’économie sociale et solidaire

Du 14 au 16 mars 2016 s’est tenue à IPD AC une rencontre sous-régionale sur l’économie sociale et solidaire. Plusieurs participants venus du Congo, Guinée équatoriale ,Gabon , Tchad , Maroc et bien autres ont témoigné de leur intérêt en se présentant à cette rencontre très courue par les associations et les artisans occasion de faire connaitre leur savoir faire via les multiples stands installés et aussi la presse.
En effet qu’en était-il question ? Augmenter les connaissances des réseaux –membres sur les missions , les modes d’organisation et les principes de fonctionnement des organisations de l’ESS, accroitre la compréhension des réseaux membres des problèmes et les enjeux de l’ESS en Afrique, déterminer les besoins en appui des organisations de l’ESS, d’élaborer une stratégie et un plan d’action permettant d’améliorer les activités des réseaux nationaux de l’ESS, améliorer la connaissance du public sur les contours et l’intérêt du domaine de L’ESS en Afrique, accroitre la visibilité des réalisations innovations de quelques organisation de L’ESS.12 bien
Cette rencontre organisée sur l’égide du RAESS (réseau Africain de l’économie sociale et solidaire) du Rescam( réseau national de l’économie sociale et solidaire du Cameroun) l’IRED , (innovation et réseau pour le développement) la FGC (fédération genevoise de coopération) a été patronné par le représentant du ministre des moyennes et petites entreprises et de l’artisanat avec la présence effective de Fernant Vincent fondateur de IPD-AC
Tous ont formulés les vœux de voir les organisations de l’ESS avoir des relations horizontales c’est-à-dire avoir des liens solides et permanent entre les composants de l’ESS ? Les mutuelles, les coopératives, les associations et les organisations classiques de première heure comme les tontines.
Les séminaires ne doivent plus être le seul lieu de rencontre, d’échange et de coopération.., le représentant du ministre a martelé que les organisations de L’ESS pouvaient compter sur le soutien infaillible des pouvoirs publics.
En somme l’objectif de cette rencontre était d’asseoir les communications sur les thèmes relatifs à L’ ESS ? de faire des présentations institutionnelles, d’identifier les données des diagnostics des dynamiques et initiatives sous –régionale nationales en lien avec l’ESS , d’identifier les besoins des acteurs de L’ESS membres des réseaux nationaux sur les problématiques de l’emploi de l’entreprenariat social et le développement local, d’asseoir un atelier de planification au cours duquel une méthodologie et un plan de travail pour l’accompagnement à la dynamique sous-régionale, nationale et locale au regard des politiques publics mises en place sur le champ de l’ESS soit organisé, et enfin de faire de sorte que les acteurs de l’ESS valorisent leur œuvres.

Encore une fois de plus la justice populaire fait parler d’elle

J’écris sur deux faits qui ne sont pas simultanés et qui se sont déroulés à des endroits différents, l’un au quartier Brazzaville et l’autre à Bonabérie mais ont produit les mêmes effets pour une même cause le vol.
Nous sommes un samedi matin, deux jeunes hommes sont poursuivis par une foules en furie, je dirai de véritables guerriers.ces derniers viennent d’arracher le sac à main d’une jeune demoiselle qui se rendait au marché central de Douala. Dans leur fuite aveugle, ils ont renversé une fillette de six ans qui une fois percuté par les motos est morte sur place.
La foule courroucée s’est jetée à leur trousse, ils seront très vite rattrapés par la combinaison de la foule et surtout de sa vigilance. Ils sont mis à tabac, ils reçoivent tous ce qui passe par la main de la population, cailloux, gourdins, lattes, ceinturons et pis la foule dans sa colère décide de les mettre à mort.
De vieilles roues de voitures sont si vite trouvées, on dirait qu’elles étaient apprêtées d’avance pour la circonstance.
Déjà dénudés par la bastonnade ils sont déposés sur les roues ou jaillit un feu ardent et ceci sur les applaudissements de quelques adeptes de la justice populaire.
Le mardi à l’aube nous réveillés par les cris stridents du voisinage qui, hurle assez fort. « Oh voleur » ! En un clic magique, la population alertée jaillit comme un seul homme et se jette à la poursuite des badauds. Ils viennent de sortir deux gros porcs de leur enclos et s’apprêtaient à leur amener nul n’avaient été les aboiements du chien, un indice que nos visiteurs ont hormis de leur plan. Dans la préparation de leur sale besogne ils ont oublié dame chien et c’est ce dernier qui donna l’alerte.
Jouant de malchance, ils seront comme nos deux autres bandits rattrapés par une foule en furie et bien folle .Mis à tabac ils s’en sortiront la vie sauve par l’intervention assez rapide des forces de l’ordre mais ils seront marqués à jamais, ils sont partis agonisant.
Ces fait traduisent le malaise de la société camerounaise, une société dans laquelle il y’a le mal vivre et ou les badauds ne sont plus tolérés par la vindicte populaire malgré les appels multipliés du gouvernement et de la société civile.
La population peine à trouver le pain quotidien, les temps sont devenus chers et assez difficiles et l’on comprend mieux pourquoi les bandits ne sont pas tolérés lorsqu’ils sont rattrapés par leur acte.
On a beau décrier la justice populaire mais il faut reconnaitre qu’il y’ a une frange de la jeunesse qui sont des éternels paresseux et se comporte en hors la loi.
La population débordée se rend justice car il faille aussi combler les lacunes de notre administration judiciaire qui a coutume de relâcher dans la nature tous ces bandits une fois en leur main sans qu’ils ne subissent aucune peine ni punition.
Le peuple a marre de cette raillerie, il a ainsi pris la justice en main, tout bandit arrêté est flagellé et mis à mort dans le pire des cas

les amazones de l’électricité

Les amazones de l’électricité
Elles font désormais de notre quotidien, les femmes osent, vous avez dit émancipation.
Eh bien voila que d’ici peu elle risque ravir la vedette sur ce il y’ a quelque année nous disions les métiers dit masculin.
Elles sont de plus en plus admises dans des écoles d’ingénieries et certaines entreprises les confient des tâches à haut risque, grimper sur des poteaux a des hauteurs et le tripatouillage des câbles électriques n’est plus un secret pour elles.
Elles affichent fière allure et ont un toupet un peu plus au-dessus de certains hommes, les amazones de l’électricité ont le vent en poupe, elles rivalisent d’adresse avec les hommes à IPD(institut panafricain de développement) dans le cadre du projet F A R E rendu à sa deuxième promotion .
Elles sont représentées à, plus de 20 % des effectifs à participer à la formation en métiers d’électricités.
L’objectif du projet F A R E est de produire une main d’œuvre de qualité et qualifiée et de réduire le chômage et la pauvreté en insérant dans le circuit du travail ceux qui ont reçu la formation et également en installant certains à leur compte personnel.
Les métiers d’électricité ne sont plus un tabou pour la gent féminine, elles y excellent et pour bientôt elles seront de millier à gagner le monde du travail diplôme à l’appui.
Pour m’en convaincre, il n’ y’ a pas deux mois j’ai été dépanné par une de ces fière dame, elles piétinent vraiment le périmètre des hommes.
Par un après midi ensoleillé j’ai vu venir en ma rencontre une de ces fières demoiselles, elle portait la tenue d’une société sous-traitante à ENEO Cameroun, d’une taille moyenne, effilée , d’une poitrine convenable avec une prestance masculine.
Sans peur elle a suspendu l’électricité, ouvert le compteur, tripatouillée les fils et au bout d’une heure j’étais satisfait des résultats.
Tous ceux câblés sur mon réseau avaient désormais la lumière, toute honte bue, nous les machos qui croyons garder la femme au fond des lits au mieux à la cuisine avions félicité la dame.
Nous qui nous cachions derrière des concepts erronés de sexe faible avions mesuré la grandeur des dames, elles ne sont pas seulement devenues de véritables bureaucrates ; aussi de merveilleuses techniciennes de haut vol

Les filles-mères ont le vent en poupe

Les filles-mères ont le vent en poupe
Il y’a de cela quatre à cinq décennies être une fille –mère était se suspendre de vie, être la honte de la famille
Cela témoignait également non seulement l’échec de l’éducation que les parents auront pu apporter à leur fille et aussi cela pouvait trahir la délinquance de la fille
Pour cela elles trouvaient de moins en moins de mari quand elles décidaient de conduire la grossesse à son terme et de conserver l’enfant
Ce qui était par-ailleurs un ouf de soulagement puisqu’elles n’ont pas jouées avec les risques de l’avortement
Aujourd’hui, être fille-mère est une louable garantie pour se trouver un mari, la stérilité des femmes effraie les hommes qui, préfèrent avoir une ayant déjà conçue car c’est preuve qu’elle peut accoucher sans que le mari ne s’époumone en courant des hôpitaux en hôpitaux ou de marabout au sorcier pour le traitement d’une éventuelle stérilité chez son épouse
Les filles-mères ont désormais le vent en poupe, elles rivalisent d’adresse avec toutes les autres catégories de femmes, les mentalités ont évolué et les bâtas fruit des amours précoces ne sont plus traités avec aussi de condescendance
Le regard de la société est de plus en plus tolérant des erreurs des amours de jeunesse

typhoïde

la guérison totale de la typhoïde passe par la médecine traditionnelle, la médecine traditionnelle a le vent en poupe , qui dit mieux?
Elle s’appelle Suzanne ma cousine, depuis prés de trois ans elle souffre de typhoïde , après plusieurs hospitalisations, elle n’a pas cachée sa déception de l’hôpital.
La maladie a certes cessé mais n’a pas guérie de tous les symptômes, beaucoup de langues se sont accordées pour dire que le meilleur résultat pour guérir complétement de la fièvre typhoïde résulterait de la médecine traditionnelle.
Pour couper court à cette thèse, Suzanne ne s’est pas faite prier pour aller vers les traitant traditionnels, pour s’y faire, ma cousine a choisi la méthode classique. Elle a fait une courte liste de probables traitants, est aller à la rencontre des voyants pour sonder les dieux afin qu’ils disent celui ou celle des traitants pouvant avoir le meilleur accompagnement et disposé par les grâces divines pour la guérir.
Sur le chemin de sa guérison , je me suis investi d’avec mon frère cadet qui est victime souvent des transes.Il était à l’aise car on agissait sur son terrain, dans son registre et cela le confortait de savoir qu’il n’est pas un futur fou mais un futur voyant traitant traditionnel.
Ma cousine dans sa courte liste avait choisi trois personnes qui correspondaient au nombre de brindilles de balai jetés sur le tatamis du voyant. Ce dernier observa chaque brindille en bredouillant des mots inaudibles voir même insensés pour nous. A la fin de ce spectacle effarant, il choisi une seule brindille et dit à ma cousine qu’elle devait se rendre chez celui la pour son traitement, avant ma cousine devait faire du « salaka » sacrifice, une petite fête pour les ancêtres et surtout pour les petits enfants.
Ma cousine égorgea une chèvre pour les dieux et prépara du riz , des bonbons , des gâteaux pour les enfants, elle supplia les ancêtres de l’intercéder devant le grand Allah pour qu’il l’accompagne dans son traitement et sa guérison.
Six mois après, je suis allé rendre visite à ma cousine, elle se portait comme un charme, ne jurant plus que par les bienfaits de la médecine traditionnelle.
Guérir de la fièvre typhoïde c’est passer par ta médecine traditionnelle, L’Afrique de demain ne se fera pas sans la coalition des docteurs et voyants traditionnels.Chaque fois que je prononce cette phrase en faveur du caste de ces derniers, mon petit frère qui est souvent gagné par les transes sourit et cela le galvanise pour son futur, son souhait a toujours été de devenir traitant traditionnel et c’est comme s’il a été écouté des dieux. Il n’attend plus que son heure et ça le fait un boom dans le cœur de savoir que sa famille ne le voit plus comme un fou et surtout qu’en faveur des grâces divines qui reçoit , qu’il ne devienne pas un escroc. Nous croyons en lui .
la dernière fois qu’il est entré en transe, il nous a fait savoir qu’il était en communication avec les dieux venus le présenter les vertus des plantes médicinales et les ingrédients de certaines décoctions. Il attend courageusement la dernière étape, celle ou il sera confié à un traitant déjà consacré et traitant.Avant il pourrait passer par une autre étape dure, la petite folie, ce n’est qu’a ce moment que naturellement celui ou celle qui doit l’imposer les mains et le bénir s’invite naturellement à lui.

pourquoi écrire en temps de guerre

parce que j’ai eu envie de dire assez
parce que je veux laisser une leurre d’espoir
parce que j’ai eu envie d’appartenir à un peuple fier de son histoire et de son passé
voyez-vous, hier je m’appelai Franck
aujourd’hui je suis lambda parce qu’un jour ils ont décidé me rendre apatride
pourquoi écrire en temps de guerre
parce que j’ai perdu mon papy et mes meilleurs amis
chantale et Alphonse deux de mes frères se sont vus avalés par la méditerranée
j’écris pour dire courage à ceux qui combattent pour la liberté
J’écris pour Agatha ma nièce?
Ils ont décidé manger ta chair comme des vautours
cette balle d’un pistolet inconnu t’a emporté dans l’au-delà