Comment les motos et les call-box ont changé la vie des camerounais

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Il n’y a pas de sot métier, il y a que de sottes gens, Les camerounais se l’ont bien appropriés. Depuis les années 1990, la manne chinoise, ce déferlement des séries de motos de toutes sortes en provenance de la chine, Senke, Sanili, Ktm, boxer…etc a donné un goût de vivre aux camerounais et a marqué profondément la physionomie des villes Africains et camerounaise en particulier.
On les appelle couramment les Ben Skinneur et c’est de forte lutte qu’ils ont arraché la sympathie du chef de l’Etat Camerounais en tant que corps de métier. Ils sont partout dans les carrefours, toutes les artères et les ruelles et sont même au creux des quartiers les plus reculés.
Il s’avère même qu’ils sont devenus une nécessité non pas pour le fait d’avoir de l’argent pour s’occuper de leur famille mais, ils se présentent comme une alternative de secours pour ces zones assez reculés du centre ville dont les véhiculés ne peuvent aisément pénétrer. Les motos ont envahis toutes les surfaces et l’ont peut toujours déplorer la tonne de pollution et des accidents enregistrés départ et d’autres.
Tous n’ont pas un permis de conduire et maitrisent peu le code de la route.
Elle s’offre comme une forte pour des politiques, l’on se souvient toute la hargne de ce corps de métier vis à vis de certains positions du RDPC, notamment lors du grand soulèvement, ils sont redoutables l’on a encore en mémoire leur efficacité lors des révoltes pour la faim en Février 2008.
D’aucuns pensent que s’ils sont si coléreux c’est bien plus parce que ce corps reçoit les aigris de la société. Diplômé de haut niveau, chômeurs de tout bord s’y trouve représentés et c’est fort de cette mixture que la nausée qu’elle dégage souvent est nauséabonde et abominable vis-à-vis des pouvoirs publics.
Que serait la jeunesse camerounaise sans cette manne chinoise ?
L’on se rappelle qu’avant la manne Chinoise, pour être propriétaire d’une moto, il fallait débourser au moins 1 500 000 FCFA. Une telle somme était de l’eau de mer à boire pour les jeunes déjà désœuvré et assez démunie. Aujourd’hui avec cette même somme vous pouvez vous approprié trois motos et beaucoup de jeunes camerounais se sont jetés à cette manne qui ne demande pas après son acquisition, une formation de haut vol pour le conduire et s’en servir comme source de revenus permanent. Des langues s’accordent pour dire que sans cette manne, nous serions déjà arrivés à une situation assez regrettable et de non retour à une paix sociale. Ce corps loin d’être une nébuleuse a stabilisé une frange de la population qui serait devenus de véritables bandits de grand chemin. Malgré certains couacs il faut affirmer que les motos chinoises ont sorti les sociétés Africaines d’un gouffre profond qu’est le chômage.
La conséquence directe, les villes Africains sont envahies par cette mine chinoise. Cette richesse que la chine nous distribue donne l’illusion aux jeunes d’avoir un salaire à la fin des courses de la journée, un véritable Bémol pour la santé morale de ces jeunes qui étaient déjà au plus mal.
Le gardiennage des motos, un autre pan du Business.
Le gardiennage des motos est devenu un Business onéreux, très lucratif et occupe un autre pan de la population. Nul a besoin d’être seulement propriétaire d’une moto pour goutter aux délices que procure la manne chinoise en Afrique. Si vous avez de l’espace pour un parking, le tout est joué, vous êtes invités à partager pour gardiennage d’une moto en une nuit 200Fcfa contre la sécurité dans votre hangar, magasin ou parking. Michel est l’un de ceux qui se procure du beurre depuis bientôt trois ans du gardiennage des motos. Il est propriétaire d’un hangar ou le soir venu, il enchaine plusieurs motos et veille à leur sécurité en compagnie de ses hommes de main. Les tickets sont en double, quand vous déposez votre moto, l’un des ces tickets vous ait remis et le lendemain vous pouvez justifier que tel engin au numéro correspondant au ticket en votre possession vous appartient.
Ainsi la chine en rivalisant d’adresse avec les firmes européennes pour la fourniture des motos en Afrique a séduit et conquis le continent pas ses engins bon marché. Elle a crée une plus valu pour l’essor d’un corps de métier qui se veut aujourd’hui structurer, organisé et respecté a reconnu le chef d’Etat camerounais dans son discours à la jeunesse en Février 2014.
Les calls boxeuses une caste de métier à considérer.
Aux côtés des coiffeuses, des couturières bref, toutes les filles qui pour une raison ou autre n’ont pas vu leur rêve d’enfance aboutir et qu’elles se sont contentés de la série ‘‘C’’, les petits métiers féminins, il faudrait ajouter désormais les calls boxeuses.
Jacqueline est l’une de ces filles qui exerce le métier depuis près d’une dizaine d’année une Tablette, un parasol, cinq téléphones et une chaise et des crédits de communication. Voilà elle est prête pour le boulot, assise derrière son comptoir elle attend impatiemment la clientèle.
Elle affirme s’épanouir de ce commerce mais reste sur sa faim, diplômée d’une grande école. Elle n’a jamais pu s’insérer dans une véritable société. C’est pour ne pas se prostituer et courir les maladies qu’elle a préférée s’établir dans le métier de call boxeuse.
Elle est à l’image de cette jeunesse qui ne s’offre plus que de petit métier pour fuir le chômage et avoir de quoi soulager la faim, le froid.
Sans ce métier de call-box qui engage de nombreuses filles, le Cameroun se serait déjà explosé du désarroi de ces jeunes qui diplômés ou non, veulent du travail et n’en trouvent pas.
Les sociétés téléphoniques en créant des emplois directs pour les chanceux ont tout de même donné une rallonge, un bout de commerce à ces milliers de jeunes filles dans la détresse. Mère parfois elles sont condamnées et obligés de s’insérer, dans ce corps de métier qui tarde à se structurer, s’organiser et de demander de la reconnaissance et du respect pour eux. Pourquoi pas ? Il ne faut pas se voiler la face ou se leurrer, en plus de 30 ans de pouvoir, le régime Paul à crée deux corps de métiers, les Ben Skineurs et les calls-boxeuses , Les trophées digne du renouveau national.

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