Encore une fois de plus la justice populaire fait parler d’elle

J’écris sur deux faits qui ne sont pas simultanés et qui se sont déroulés à des endroits différents, l’un au quartier Brazzaville et l’autre à Bonabérie mais ont produit les mêmes effets pour une même cause le vol.
Nous sommes un samedi matin, deux jeunes hommes sont poursuivis par une foules en furie, je dirai de véritables guerriers.ces derniers viennent d’arracher le sac à main d’une jeune demoiselle qui se rendait au marché central de Douala. Dans leur fuite aveugle, ils ont renversé une fillette de six ans qui une fois percuté par les motos est morte sur place.
La foule courroucée s’est jetée à leur trousse, ils seront très vite rattrapés par la combinaison de la foule et surtout de sa vigilance. Ils sont mis à tabac, ils reçoivent tous ce qui passe par la main de la population, cailloux, gourdins, lattes, ceinturons et pis la foule dans sa colère décide de les mettre à mort.
De vieilles roues de voitures sont si vite trouvées, on dirait qu’elles étaient apprêtées d’avance pour la circonstance.
Déjà dénudés par la bastonnade ils sont déposés sur les roues ou jaillit un feu ardent et ceci sur les applaudissements de quelques adeptes de la justice populaire.
Le mardi à l’aube nous réveillés par les cris stridents du voisinage qui, hurle assez fort. « Oh voleur » ! En un clic magique, la population alertée jaillit comme un seul homme et se jette à la poursuite des badauds. Ils viennent de sortir deux gros porcs de leur enclos et s’apprêtaient à leur amener nul n’avaient été les aboiements du chien, un indice que nos visiteurs ont hormis de leur plan. Dans la préparation de leur sale besogne ils ont oublié dame chien et c’est ce dernier qui donna l’alerte.
Jouant de malchance, ils seront comme nos deux autres bandits rattrapés par une foule en furie et bien folle .Mis à tabac ils s’en sortiront la vie sauve par l’intervention assez rapide des forces de l’ordre mais ils seront marqués à jamais, ils sont partis agonisant.
Ces fait traduisent le malaise de la société camerounaise, une société dans laquelle il y’a le mal vivre et ou les badauds ne sont plus tolérés par la vindicte populaire malgré les appels multipliés du gouvernement et de la société civile.
La population peine à trouver le pain quotidien, les temps sont devenus chers et assez difficiles et l’on comprend mieux pourquoi les bandits ne sont pas tolérés lorsqu’ils sont rattrapés par leur acte.
On a beau décrier la justice populaire mais il faut reconnaitre qu’il y’ a une frange de la jeunesse qui sont des éternels paresseux et se comporte en hors la loi.
La population débordée se rend justice car il faille aussi combler les lacunes de notre administration judiciaire qui a coutume de relâcher dans la nature tous ces bandits une fois en leur main sans qu’ils ne subissent aucune peine ni punition.
Le peuple a marre de cette raillerie, il a ainsi pris la justice en main, tout bandit arrêté est flagellé et mis à mort dans le pire des cas

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