Le president paul Biya ne saurait voler la victoire du peuple camérounais depuis 60 ans

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4 janvier 2015

Le president paul Biya ne saurait voler la victoire du peuple camérounais depuis 60 ans

]Les luttes humaines ne périssent jamais et pour peu que les luttes sociales ou politiques deviennent populaires, elles ne sont jamais vaincues malgré le temps à endurer. Toute lutte réelle par imaginaire qui participe à l’avènement d’un nouvel ordre social et à la transformation de la société, est le fruit d’énormes sacrifices et exige malheureusement un temps parfois énorme pour sa réalisation. Cependant les luttes réelles victorieuses ne sont et ne seront jamais l’apanage des seuls héros. C’est le rayonnement de l’engagement et de la détermination d’un peuple.
Nombreux sont ceux qui illustrent la qualité de la gouvernance sous l’actuel président de la république par le nombre de ses anciens proches collaborateurs en prison pour atteinte à la fortune publique. La lecture du discours d’investiture du président El Hadj Ahidjo AMADOU, lors de sa prestation de serment à la magistrature suprême le 06 Mai 1975 dénote des propos assez édifiants. ‘‘Le pays est depuis très longtemps un tombeau blanchi’’.
Les arrestations d’aujourd’hui sont le fruit d’une lutte menée de bout en bout par le peuple Camerounais et la presse indépendante nationale. En 1997 quand les journalistes de l’hebdomadaire galaxie traitaient le dossier de la gestion du parc immobilier de la CNPS, dossier qui, deux ans après avait entrainé l’arrestation du directeur général de l’époque de cette société. Pierre Désiré ANGO et laissé libre 98% des personnalités impliquées dans ce scandale qui compromettait jusqu’à certains des chefs d’Etats étrangers, après suivi en 1999 de l’affaire de l’ancien ministre MOUCHIPOU Seidou outre les enquêtes sur les causes des arrestations des personnalités comme Emmanuel ONDO NDONG du Feicom Joseph EDOU du crédit foncier, Gilles Roger BELINGA de la sic et autres, il fallait oser et donner un coup de déclencheur au procession de la mise en cage et la confiscation des biens des mauvais hauts commis de l’État. Cela était bien étonnant que sous le règne de Biya baptisé rigueur et moralisation dans la gestion du patrimoine public qu’on y découvre assez d’écart de comportement de la part de ceux qui étaient censés être des têtes de proue de cette vision politique. Christian TOBIE KUOH dans son livre ‘‘Une fresque du régime Ahidjo 1970 – 1982’’ donne les raisons du manque de vertu et de l’absence du sens de l’intérêt général chez ceux qui gèrent la fortune publique, des acteurs politiques et des opérateurs économiques qui ont transformé le Cameroun en un pays où le devoir bien accompli, la probité, l’honneur et la fidélité sont présentés comme de la naïveté. Les faits contenus dans son ouvrage dévoilent clairement le Cameroun comme un sanctuaire de mauvaises pratiques depuis des lustres. Christian Tobie KUOH pour avoir été le tout premier secrétaire général de la présidence de la république, le tout premier à occuper les fonctions de ministre de l’inspection général de l’État jusqu’à la présidentielle du 28 Mars 1970 tous les caciques du régime ont obtenu son licenciement et le dépouillement du contenu de ce ministère sait évidement de quoi il parle.
Les événements récents dénotent haut bien comment les délinquants politiques et économiques tirent ce pays toujours vers le bas. Depuis trente ans l’ère Biya, le combat contre la mal gouvernance et les déviances se présentent comme les véritables obstacles à la mise en œuvre de toutes les politiques en vue du bien des populations et du développement économique, social et culturel du pays.
De nombreux collaborateurs du chef de l’État ont toujours la capacité de trouver un moyen illicite pour priser dans le patrimoine collectif.
Les secousses du début de règne du président Paul Biya comme celles du retour au multipartisme furent des occasions pour piller les biens publics sous le prétexte de s’en servir pour consolider le régime.
La plus grande opposition à l’instauration de la politique de rigueur et moralisation s’est produite depuis le vote en Décembre 1995 de la constitution promulguée le 18 Janvier 1996. Les illusions et les ambitions débordantes suscités par les dispositions l’article 2.8 relatives à la limitation des mandats à la présidence de la république ont transformé une franche importante de l’élite administrative politique et économique en des véritables rapaces sans foi ni conscience. Des 1997 la myopie politique des gouvernants à abandonner le grand dessein de la nation pour se consacrer à l’organisation pour s’accaparer du pouvoir et vouant le peuple à la grande misère.
La lutte politique qui débouche aujourd’hui sur les éclaircis du dessein du président Paul Biya prôné depuis 1982 et sous-tendu par les propos de son prédécesseur en 1975 est une victoire à l’actif du peuple kamerounais aucun homme fut-il tête de prou ne saurait se l’accaparer.

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