kaptueflorian

je me confesse

Seigneur, en perdant ma virginité,
J’ai perdu mon unique fierté
Que faire pour avoir le salut
Dans la Bible, j’ai lu
O âme impure
Pleine de souillures
Ôtes -toi de mon chemin
Mais, je viendrai demain,
Daigne m’accorder ton regard
J’ai besoin de tes égards
Éloigne-moi du précipice
Peut-être, j’ai encore un peu de délices
Juste une seconde chance.


confessions

Si tu veux Seigneur,
Je te dirai des choses
Des choses que je n’ose dire à personne
Mes secrets.
Si j’avais vécu l’époque du christ,
Ton fils bien aimé,
J’aurai voulu baiser Marie
Ta sainte vierge
J’aurai voulu supplanter Joseph
Le père adoptif de Christ d’après la Bible
Quoi,
Engendre les Benjamins du Christ
Aurait été un privilège
Une plus value
Ah ! Qu’est-ce-que j’ai manqué le cul sacré.
Pourquoi suis-je arrivé en ce monde si tard ?
Seigneur, s’il devait avoir
Un second Jésus,
N’oublie pas de me rapprocher de sa mère.


la sorcellerie au Cameroun

LE FAMLA EN QUESTION

D’aucuns se demandent à quoi rythme l’explication du mot Famla.
Découpons-le en deux mots :
Fam : Abandonner
La : Concession ou maison.

Étymologiquement, Famla signifierait donc toute concession abandonnée. En toute nudité Famla désignerait une société sécrète Africaine d’origine de l’Ouest –Cameroun au pays Bamiléké. L’adhésion à cette société sécrète donne droit à un certain pouvoir mystique. Autrefois, on y accédait soit, pour être un Wabo ou un Souop qui sont là, des titres de noblesse à caractère honorifique qu’attribue le chef des confréries à ses adeptes.
D’usage courant, on sait communément que pour devenir autrefois un Wabo, il fallait précipiter ou écourter mystiquement la vie à au moins (90) quatre vingt dix personnes. On parlerait donc de Famla pour désigner la concession de ces braves hommes ou notables qui, à leur mort laissent des maisons sans âmes ou presque dénudées de toute population.
Cette espèce de sorcellerie défraie aujourd’hui la chronique et crée des frayeurs parmi les jeunes. De nos jours, elle a des ramifications partout et on y accède soit par ignorance, soit par fausse compagnie ou pour des raisons particulières notamment non plus pour avoir une puissance mystique pour se protéger mais cette fois-ci pour avoir de l’argent.

LES FRAYEURS AU SEIN DE LA JEUNESSE.

Les faits se déroulent dans un petit village de l’Ouest – Cameroun.
Le Samedi 7 juillet 2000, lors de l’inhumation d’un des neuf notables de cette petite localité décédé une semaine auparavant, la cérémonie est enchevauchée par un curieux évènement. Il est demandé à la famille de présenter le successeur dudit décédé à la cour royale afin que l’on procède à son intronisation avant la poursuite et la conclusion des cérémonies funèbres. Hélas, malgré l’insistance des autres notables, la famille y opposera une fin de non recevoir. Eh bien, pourquoi ? Déjà, dès l’arrivée du prévenu successeur, la famille prétextant officiellement qu’il était encore trop jeune à l’âge de 20 ans pour subir les épreuves parfois rudes de l’intronisation, a organisé son évasion. Cette raison sera rejetée par certains notables qui estimaient avoir été bien trop jeunes que lui au moment de leur intronisation.
En approchant amicalement la famille, je saisis l’opportunité d’une telle fuite de responsabilité, la famille redoutait bien la bonne foi des adultes qui en tant que parfois des parrains ou des pères spirituels du nouveau notable, prêchaient de mauvaise foi et entrainaient les successeurs dans de mauvaises pistes. Par peur donc que leur fils n’emprunte un chemin autre que celui du respect de l’espèce humaine, cette famille avait choisi de tourner le dos à la chefferie.

LE DÉLUGE S’ABAT SUR LES INNOCENTS.

Coupable ou non, personne n’est aujourd’hui épargnée de la suspicion. Il y a environ trois ans que cet autre sinistre évènement eu lieu.
Un vieillard de plus de 70 ans fut froidement assassiné par son épouse. Pour avoir longtemps été soupçonné par son épouse d’être à l’origine du décès de ses fils. Que s’était-il donc passé ce jour-là ? Drôle d’événement, par un midi, la femme cuisinait en compagnie d’une de ses filles, à coté du vieillard largement atteint du rhumatisme qui, attendant auprès de son lit, sa part de repas de midi ,ne se doutait pas que ce repas sera le dernier. Sans doute son dernier repas qu’il n’eut même pas le temps de consommer car, de son sang, il vint à payer la mort subite de sa fille.
Longtemps soupçonné par ses proches comme membre du Famla, sans même atteindre le résultat de l’autopsie, sa femme enivrée par la mort de sa fille, prétextant autre raison ignoble telle que la guérison subite de son mari suite à la mort de sa fille parce que ce vieillard avait fourni un ultime effort pour échapper à la vindicte, se rua sur le pauvre homme avec des gourdins.
C’est ainsi qu’à coups de pilons, il trouva la mort. Évènement plutôt rarissime et triste. L’autopsie révéla plus tard que la défunte avait elle-même provoquée un avortement et que c’est cet acte odieux qui lui avait couté la vie.

L’HUMANITE SOMBRE DANS LE DÉSESPOIR.

Il parait urgent de prendre des mesures sérieuses pour contrer la montée de ces mouvements sectaires et stopper les sociétés secrètes en Afrique qui font les ravages et mettent même les honnêtes hommes en doute.
C’est peut être là la fin des temps.


My sweet love Africa

Si tu étais le diable,
Je m’enfermerais dans ton enfer sans regret
Je t’appartiendrais inlassablement
Heureusement tu es l’élu de Dieu et en toi repose le gage de notre paradis
Ils ont beau te peindre
« L’Afrique est mal partie »
Les Africains se bouffent entre eux
Ils ont beau se demander
Que vaut une âme noire
Je t’aime et je t’aimerai toujours.
Aucune société
Humaine ne
S’est construite sans des renégats.
Malgré les difficultés de notre idylle
Malgré la nausée de nos écumes
Jalousement tu es mon grand amour.
A l’idée d’être ton prisonnier à vie,
Je souris, oui je souris
Ils ont beau remonter à la surface
Tes odeurs nauséabondes,
Ils ont beau faire de toi le
Cannibale du 21e siècle,
Je meurs d’envie de te serrer
Dans mes bras et humer
Ce parfum enivrant
Je suis ton éternel amoureux.

You are my sweet Love.


pourqoui je devrai faire chambre à part avec mes épouses ou ma femme?

Maudite soit la pauvreté pour celui qui a été éduqué dans le concept des canons ou des vecteurs culturels de nos Mœurs.
Maudite soit l’insensé, cet acculturé qui nargue nos traditions sans comprendre grande chose à certaines pratiques ancestrales.
Le concept moderne des villes intelligentes de l’heure en raison des prouesses des technologies m’amène a lever un pan de voile sur l’intelligence ancestrale.*Si vous réveillez mon grand-père de sa tombe, il serait bien sûr halluciné de vos trouvailles modernes mais il y aura un couac.
Et pourquoi, cela rentre dans notre système socio-éducatif et religion.
La superstition me direz-vous ! Et pourtant.
Au delà de votre raillerie il me vient de remémorer mon grand-père le célèbre TAYOUTUE.
MéfiEs-toi d’être fou des charmes de tes Épouses au point de te perdre dans leur bras.
Sache toujours garder la distance entre la raison et la passion aveugle que nous débordons pour le sexe.
Et pourquoi grand-père ?
Alors fiston contemple ma concession, en œil de l’aigle et dis moi ce qui fait la singularité des Hommes de notre Epoque ?
– Vos toitures en feuilles de raphia rapportais-je
Alors c’est tout ? Tu es un brave idiot, t’es-tu jamais demandé pourquoi nous vivons séparément de nos Épouses ?
Observe bien cette fois-ci, ma maison est au centre de la concession, elle a une même longueur de distances d’avec les différentes cases de mes multiples femmes.
– Ah grand-père, tu soulève là un débat que j’ai toujours voulu soulever et si tu me disais maintenant le pourquoi.
– Vois- tu mon fils, j’ai besoin de m’isoler des femmes qui meublent mon quotidien et mes nuits à une certaine heure de la nuit.
– Et pourquoi, mon père dort avec ma mère dans la même chambre chaque jour.
– C’est un vrai idiot, un acculturé. s’isoler c’est bien pour nous autres qui sont connectés avec les dieux qui guident et protègent nos familles, les aïeux viennent nuitamment communier avec nous.
Il ne faudrait pas qu’ils rencontrent un corps étranger dans votre lit. Cette présence fut-elle ta femme peut handicapé l’élan de la verve des ancêtres ou les faire rebrousser chemin. Nous devons être intimement connectés avec nos divinités qui viennent par des songes nous prévenir des malheurs à venir et comment se sauver.
Vous qui vivez accrochés aux vulves des femmes, vous vous êtes auto désactivés de la connexion instantanée et inopinée d’avec vos aïeux et ne vous étonnez pas à leur indifférence à votre Égard. Ils viennent vers vous chaque nuit mais la présence de votre Épouse reste une barrière inéluctable à cette communication qui se voudrait privée.
Il y a pas à plaindre que la pauvreté qui fait de vous des prisonniers de maigres gites qui vous construisez et qu’elles sont Epars de part le pays sans grande fierté pour un africain de race que je suis. A cela, j’ajoute le fait que vous vous faites occidentaux à la peau noire et pour ce, il est à regretter le devenir de notre beau continent qui est l’Afrique.


L’appréhension des cancrelats chez l’Africain ou chez le commun des camerounais

Le présage de l’abondance des cafards chez l’Homme africain

J’aurai pu titrer ce billet autrement « une nuit des cafards » jamais je n’avais vu mon père avoir une telle trouille à l’endroit de la présence des cafards en abondance dans les latrines.
Ce soir là, il sortit des toilettes tout essoufflé et balbutia à peine quelques mots auditives.
« ca y est, il est vraiment là dans notre toilette ».
Quoi ? Je n’y comprends rien.
Ah ! Insensé, le serpent, ce vilain Totem qu’on nous dit sa présence dans notre W.C depuis une décennie.
Je fondis en rire face à ce que je pensais être d’une incrédulité totale et un non sens.
Je reparti avec une question comme pour contrarier mon père.
Comment sais-tu avec toute cette certitude et assurance qu’un serpent git vraiment au fond de nos toilettes.
– les cafards sont un signe distinctif et annonciateurs, ces insectes sont en abondance dans nos toilettes ces derniers jours.
– Alors c’est pourquoi tu es sorti des douches la jambe dans le queue ?
– Florian à dire vrai, tu n’y crois pas, vas-y dans les douches et touche la vérité des doigts, les cafards, les cafards… Mes aïeux me disaient que ces bestioles trahissent la présence d’un serpent dans les fonds des toilettes.
Après ce bref entretien, je fus surpris par la présence d’un charlatan venu pour la circonstance extirper de nos W.C, le serpent Totémique.
Face à mes railleries et à mon opposition ferme à ne pas faillir à ce dont je considérais être une superstition et un égarement de la mémoire collective, je fus contraint et sur bonne escorte à rejoindre l’extérieur.
Je n’ai jamais su si en réalité le marabout des situations avait réussi à vaincre ce Totem et à le faire partir des toilettes. Une chose était néanmoins sûr, il avait réussi à faire gagner plus de confiance à mon géniteur avec ses incantations magiques.
Mon père disait désormais qu’il est blindé et que toute sa propriété et les membres de sa famille étaient parés contre les attaques mystiques.
Mon attitude peut amener des gens à penser naïvement que les attaques mystiques produites par le biais des Totems sont d’une lettre morte en Afrique.
Détrompez-vous c’est comique et pleine de naïveté de ma part, cette scène que je décris. En réalité, il existe un monde de ténèbres que seuls les Hommes invités ou appartenant à une certaine caste peuvent témoigner de l’existence.
Alors les gars si on vous prévient d’une telle situation, mieux vaut être sur ses gardes.


comment la gourmandise des parents rend les jeunes filles stériles

Ce n’est point le fait de la pauvreté, c’est l’avarice et ils feignent d’ignorer les quatre points cardinaux des canons de nos mœurs et coutumes dont le plus important en matière de dot c’est de ne percevoir du gendre que ce dont tu as le droit, ceci implique pour le Beau-père de n’exiger en contrepartie et légitimement que la somme et les objets qu’à son tour, il donna aussi à sa belle-famille.
Passé outre cette mesure, les conséquences sont catastrophiques pour la mariée et peut même engendrer au Couacs en dehors de la stérilité.
L’une de mes cousines a été victime de la cupidité de son père pourtant, ce dernier né à l’Ouest du pays était bel et bien moulé dans les rouages de la tradition ancestrale. De nos jours, il devait- être l’un des garants de cette singularité culturelle mais, il a décidé de devenir plutôt un fossoyeur Mathilde depuis une quinzaine d’année avait contractée un mariage et depuis lors, n’avait jamais connu la joie de l’enfantement. Son mariage bâtait des ailles car son mari las de vivre un mariage ingrat, s’était décidé de prendre en seconde noce une autre fille du village. Il voulait assurer la pérennité de son nom qui menaçait de disparaître s’il partait de ce monde sans progéniture. Soutenu par sa mère, il avait laissé son intention à Mathilde et dès ce jour ou elle fut au courant qu’elle aurait une coépouse, l’heure des insomnies sonna, plongée dans la tourmente, elle perdu sa corpulence moyenne, son regard captivant, dont-on avait coutume de voir et d’admirer la grande classe de sa beauté. Elle était terrorisée par un déluge intérieur, un feu qui du jour au lendemain brisait la flamme de vie que Dieu avait allumé en elle.
Nous aussi, ne comprenions rien au fait que Mathilde, cette fille douce et calme, à la piété de la Sainte Marie car, elle avait un passé le plus élogieux des jeunes filles de notre Époque vivait un tel drame. Nous pouvions témoigner sans crainte qu’elle n’avait jamais connu le vent de la débauche sexuelle et des avortements.
Sa situation perdurait et son mari était de plus en plus déterminé à prendre une seconde épouse.
C’est dans ce vent de désespoir total qu’un jour son chemin croisa celui d’un divin. L’un de ceux qui savent intimement se connecter à vous et vous dire de quoi vous souffrez.
C’est ainsi qu’une conversation s’ouvrit entre les deux.
– Alors ma fille ce sont les dieux de nos ancêtres qui m’envoient vers toi te soulager de tes souffrances. Ton mariage bat de l’aille et permet- moi de te dire que ton père est le responsable des malheurs qui t’accablent depuis plus une dizaine d’années.
– Et comment ?
– Vois-tu ma fille, lors de ta dot il a exigé des choses qu’il n’avait pas données lorsqu’il se mariait.
– Alors que faire ?
– il doit tout simplement retourner ces objets et l’argent qu’il a pris à ton mari dans sa propre belle-famille et tu iras pour le mieux.
A l’issu de cette conversation, Mathilde gagna le domicile de ses parents en pleurs et en scandant des insultes à l’égard de son père.
Quelques temps, elle obtempéra et expliqua clairement à toute la maisonnée les erreurs de son père et les conséquences dont-elle était victime.
Les résolutions fut prises de rétrocéder à qui de droit les objets querellé et le surplus de la dot.
Après quoi, quelques mois plus tard Mathilde annonça à toute la famille qu’elle avait enfantée


Le centre culturel soeur Marie Roumy et mon africanité

S’inviter dans le développement socio-économique et politique d’un peuple en tenant compte de sa manière de penser, de voir le monde et cela va de soi en respectant les canons ou les vecteurs culturels de ce peuple. Le développement d’un peuple devrait correspondre à la prise en compte des besoins prioritaires de ce peuple. Tout développement durable va des aspirations profondes des peuples. AfricarootMondoblogkaptueflorian.mondoblog.org se veut être la victime virtuelle du centre culturel sœur Marie Roumy qui se trouve au centre de nos intérêts. Les balbutiements datent des années 2001. Cette Epoque, j’avais mis sur pied d’une manière informelle un canard intitulé racine pour promouvoir mes intentions. Ceux qui ont eu la chance d’avoir en leur possession ce bulletin, s’ils lisent mes billets en tapant sur un moniteur de recherche à l’exemple de Google, kaptueflorianMondoblog ; ils reconnaîtront que cette plate-forme relai plus ou moins d’une manière améliorée les articles publiés jadis dans le trimestre de fortune Racine. D’aucuns se demanderont pourquoi étiqueter sœur Marie Roumy ? Ses œuvres sont un exemple de prise en compte des populations dans la zone Nylon, un développement dont le dénominateur commun est né des études des besoins de base prioritaires pour sa population Outre, nous devons être moins ingrat, cette grande dame nous tout donné. Elle a trouvée du boulot pour mes parents, des formations pour les jeunes et parrainage divers, elle a sorti la zone Nylon de la zone verte déclarée en 1960 en proposant un développement concerté entre les populations de la zone Nylon, l’État du Cameroun et la coopération Suisse.
Je ne sais à quel niveau de l’ordre généalogie j’appartiens mais je pense qu’il est de bon ton que nous Enfants lui rendons hommage. Elle a su me redonner confiance et entretenir mes espoirs, pour ce, je lui serais éternellement reconnaissant.
AfricarootMondoblogkaptueflorian.mondoblog.org se veut être un blog qui mettrait en exergue, des données sociologiques, philosophiques et politiques de plusieurs autres acteurs de développement qui ont le même souci que nous autres.
Puiser dans les profondeurs des aspirations des peuples pour les proposer un model de développement. D’où, nous incitons sur les vecteurs culturels ou les canons des us et coutumes qui régies les fondamentaux du vécu des peuples qui seront nos cibles. L’occident nous propose une démocratie à sa manière. Est-ce que c’est à elle de penser une démocratie Africaine, elle nous présente comme un peuple liberticide. C’est peut- être vrai mais il revient aux africains d’assoir leur démocratie en calquant sur les bases de données de son peuple. Dieu lui-même est liberticide dans le sens qu’il a des canons pour être dans son répertoire et bénéficier plus tard des béatitudes de la vie Éternelle. Que l’Europe ou les Amériques cessent de nous imposer leur « OMG ». Ceci engagerait plus la détermination des universitaires africains à ne plus citer que la Sorbonne, la Haward etc Comme des modèles d’universités, l’unique moule de formation.
L’Afrique est malade de ses intellectuels parce que ces derniers tardent à conceptualiser des vecteurs d’émancipation des peuples en puisant de leur terroir, en revendiquant même la supériorité de leur recherche, de leur culture, vis-à-vis des autres. Il faut saluer la mémoire de TCHEK Anta Diop, de KUM’A DOUMBE III et autres, tous ceux qui croient et se battent pour une Afrique rayonnante.
D’aucuns se moquent de moi en me taxant d’arriéré mental puisque je célèbre la culture de l’Ouest- Cameroun et je tente de la contextualité en notre ère. Comment ferai-je autrement ? C’est dans ce registre que je célèbre mon africanité et je le relai par des poèmes, des nouvelles et des billets à ceux plus jeunes que moi qui n’ont peut-être pas eu la chance de vivre cet air « sauvage » que j’ai connu auprès des anciens de mon peuple. Je suis fier de vendre mes singularités, c’est ma plus-value en tant qu’Homme au-delà du fait que je chante le métissage culturel. Ceci n’est pourtant pas pour se perdre dans ce méli-mélo mais c’est de copier ce qu’il ya de meilleur chez autrui. En cela, je chante en ce 13 Février, date anniversaire de la mort de sœur Marie Roumy, les louanges de celle dont j’ai été le collaborateur pendant plus de dix ans.
Qu’elle repose en Paix. De même c’est l’occasion de dire merci à L’IPD( l’institut panafricain de développement) qui en offrant son accord de principe pour un partenariat visant à mettre sur pied le centre culturel sœur Marie Roumy via africarootmondoblogkaptueflorian.mondoblog.org fait naître physiquement ce qui était depuis 2001 qu’une vue d’esprit.


Le vélo chez-nous, hommage à sœur Marie Roumy

Si vous aviez vécu en Afrique plus précisément au Cameroun et dans la zone Nylon vous saisirez mieux les passions que cette merveille à cette époque. Avoir un vélo signifiait que vous êtes d’un pan sorti du commun des citoyens et certains patrons exigeaient de leurs ouvriers que chacun ait un vélo. Ils avaient une raison très simple, ce moyen de locomotion permettait de joindre le lieu de service à un temps record par rapport à la marche à pied.
Au vélo dans la zone Nylon, là ou j’ai passé mon enfance et mon adolescence, on associe à cette image la sœur Marie ROUMY qui, dans les années 1960 et plus tard dans les années 1990 a fait de cet instrument son seul moyen de déplacement narguant les avancées technologiques. En tant qu’une religieuse, ce ne fut pas la possibilité d’avoir accès à un véhicule qui lui manquait mais elle a fait du vélo son engin de prédilection. Plus tard même après sa mort le 13 Février 2013 les langues déliées racontent que ce vélo était adoubé être une potion magique, qu’il était paré de gris-gris et lui assurait une protection magique ce pourquoi ce n’est qu’avec son accident intervenu dans les années 90 qu’elle laissa ce vélo. D’aucuns sont convaincu de cette version et l’ont manifestés en 1987 lorsqu’elle a signé un partenariat avec la coopération Suisse dans le cadre du développement de la zone Nylon, son lieu de résidence. De commun accord, lorsque la MAETUR (Mission d’emménagement de l’Equipement des Terrains urbains et ruraux) l’autre bras séculier de l’Etat à commencé la démolition des maisons pour les routes, la construction des Equipements etc. ces derniers l’ont tendu un piège et ont démoli son vélo. Ils pensaient le faisant qu’elle devait succomber à la suite de cet incident car désormais dépourvue de son Totem mécanique, elle ne survivrait plus. Dommage, elle est morte 27 ans après.
Malheureusement, le vélo de nos jours rentre de plus en plus dans les calendes Grecque. Pas qu’il ne passionne plus personne. Non, les jeunes enfants se l’approprie mais la misère ambiante dans laquelle est plongée les populations fait des motos dont la chine déverse sur le marché africain à des prix dérisoires la nouvelle coqueluche.
Pourquoi ? ces motos permettent non seulement de se déplacer mais assurent également le pain quotidien de nombreuses familles africaines.
Le vélo qu’il y a en 60 était un indice de richesse reste aujourd’hui une attraction pour les cyclistes seulement dans une grande majorité. La propension pour cet instrument qui gagnait les jeunes, les vieux brefs les Hommes de tous les âges est légèrement déplacée vers d’autres merveilles technologiques de plus en plus .Malgré l’amélioration de l’infrastructure routière on y observe de moins en moins les vélos chez les jeunes gens notamment à Douala au Cameroun où je vis. La course vers les vélos est effrénée au profit des motos. Néanmoins beaucoup conservent leur vélo comme un objet de Musée et jusqu’a nos jours bien que morte vous trouverez le vélo de la Sœur Marie ROUMY accroché à son garage.
Du vélo est née la légende de la sœur Marie Roumy, morte à 83 ans, elle est entrée dans l’histoire comme un personnage mythique pour son amour prononcé et singulier du vélo, mystique parce que disait-on, son vélo possède une potion magique.


Adieu sa Majesté

Si un jour, il vous arrive de longer la rive gauche du fleuve NOUN, vous y trouverez à l’extrémité du continent, un baobab. Le symbole ou la marque d’une puissante chefferie ; le royaume Bamoudjo .Comment est –on arrivé à cette royauté ? Dans ce lieu serpenté de collines ou le foret dense équatorial a merveilleusement réussi, car elle a une faune et une verdure largement diversifiées, un phénomène extraordinaire se produisit. Quoi donc ? Il y a des milliers d’années, une jeune fille enfanta d’une manière extraordinaire et étrange car des mémoires anciennes, personne ne révèle l’identité du géniteur.
L’on sait seulement qu’au sixième mois de la grossesse, la dite fille connu des événements étranges, des phénomènes peu orthodoxes ou ordinaires .Lors des promenades dès qu’elle heurtait le pied, elle entendait une voix étrangère lui dire (adom dom ma), ce qui veut dire doucement maman ; n’en pouvant plus supporter discrètement ces choses, elle s’ouvrit au village. Ses sœurs du terroir vérifièrent tous l’information et furent unanimes que l’enfant qui devait naître était supérieur à tous et unique en son genre.
Sa naissance vint conforter les hommes dans sa singularité, il naquit avec au poignet un bracelet rouge, le symbole et le signe des grands chefs. A compter de ce jour, une grande cour se constitua autour de lui ; il grandit avec des honneurs et des largesses du à son rang. A l’age de douze ans il fut intronisé et c’est la d’après la mémoire collective le début de la royauté MOUDJO., un guide spirituel était né. Pendant plusieurs décennies, il régna et gouverna sans partage du pouvoir, il incarnait la vérité absolue, sa sentence était sans appel .Il eut de nombreuses femmes et de nombreux enfants ; les langues déliées racontent qu’il était un baiseur hors morne ou pair, il savait se donner du plaisir et ne perdait pas une occasion de faire l’amour à ses multiples femmes .Megne était sa préfère car elle savait se donner en spectacle et râlait de plaisir lors de leur ébats sexuel , ce spectacle égayait sa majesté et attisait une pressante envie de déchirer le cul de Megne . La rumeur raconte qu’elle mangeait du légume frit sur son sexe en pinçant ses testicules et il aimait ça, être caressé d’une manière audacieuse et Megne avait la recette. Même dans les sillons, elle y dressait le lit pour une partie de jambes en l’air. Ceci faisant des jalouses, que voulez vous…elle avait le secret, était entreprenante et audacieuse comme avaler le précieux jus de ces couilles, s’offrir en levrette ou à califourchon et, il fallait oser dans ce décor de plusieurs femmes pour avoir une place de choix. C’est ça qu’il fallait pour espérer passer autant de nuits à caresser le pénis ou envoyer une langue rappeuse et chercheuse sur le sexe ou dans les délicates oreilles du prince.
Les circonstances particulières de sa naissance de ce gourmand de sexe lui avait donner un nom hors du commun (Tamuedjoun) chef supérieur des armées ; li devait mesurer deux mètres et dix centimes et peser environ quatre vingt dix kilos. Ce robuste avait de larges épaules et des pieds aussi larges car pour ses souliers, le cordonnier le prenait des mesures personnelles ; son regard était épouvantable et effroyable ; ses gros yeux presque ressortir des orbites donnaient une peur bleu à ses citoyens. Pourtant, il était si courtois mais aussi très réservé lors des discutions ; sa petite tête ronde qui avait au dessus une touffe de cheveux qu’il laissait pour son look personnel reposait sur ses larges épaules. Il laissait pousser une barbe longue telle celle des anciens prêtres de l’église catholique orthodoxe ; c’était la marque des hommes du temps jadis..
Tamuedjoun , au contraire de son nom ne fut pas un conquérant ni un colonisateur ; Il fut plutôt un brave cultivateur. La nature ayant enrichi la région par une terre assez fertile et un cours d’eau qui arrose toute la région donne de la nourriture à profusion ; sa main rugueuse mais chatouillante comme le disait sa préférée Megne pour se vanter auprès de ses co-épouses des bienfaits que lui procurait cette main au toucher de son corps et surtout dans les entrecuisses, sur les tétons et enfin sur le clitoris, fut un instrument aguerri pour les travaux champêtre. Tamuedjoun avait le plus grand grenier, comment cela pouvait –il s’expliquer ? Eh bien, il avait bien sur ses plantations mais il vivait des dons et des legs ; les hommes du village se donnaient la peine et discutaient même le luxe de l’offrir d’amples cadeaux pour mériter une place de choix dans sa cour et vivre, des privilèges auxquels les différents titres de noblesse offraient
Chef noble de part son accoutrement, en peaux d’animaux les plus craint dans la hiérarchie de la faune, tels que la panthère, le lion, Tamuedjoun est cependant reconnu dans la légende des chefs Moudjo comme le diplomate et le plus intelligent de tous. Il a su faire éviter des bains de sang et des conquêtes sanguinaires à son peuple en usant de son intelligence et de sa sagesse pour rallier les ennemis à sa noble cause, la paix. D’aucuns expliquent cette situation comme le résultat de sa faiblesse ou d’extrême lâcheté et surtout la peur de se perdre totalement dans des rivalités et des guerres expansionnistes
Tamuedjoun aurait dirigé son peuple pendant plus d’un siècle et serait mort, d’une mort extraordinaire ; son crâne ne compte pas parmi les crânes de ses descendants. Dans la grande case sacrée, cette sorte de battisse traditionnelle faite de terre cuite, d’une toiture stylée par les sculpteurs traditionnels ou on vient faire des sacrifices en l’honneur de nos dieux, le crâne de Tamuedjoun est absent. Pourtant, il aurait pu être le premier à y être enterré. Néanmoins, une motte de terre venue des profondeurs du fleuve Noun remplace ce crâne ; pourquoi une motte de terre venue du fleuve Noun ? Eh bien parce que le jour ou li devait se livrer à la mort, Tamuedjoun cueilli une espèce d’herbe médecin ale qui existe chez nous et sert à recouvrir les yeux des grands marabouts et grands chefs lorsque la dernière heure à sonnée .Ce rite est exécuté par les personnes de même caste de notabilité. S’étant recouvert les yeux, il se dirigea droit dans le Noun pour ne plus jamais revenir. , il est parti d’une manière miraculeuse comme il est venu au monde. Ainsi s’achève l’histoire de Tamuedjoun, le premier chef, celui qui a tracé la lignée des chefs Moudjo. A sa mort, sa majesté était resté solidement plantée sur ses racines Le baobab qui symbolise la marque d’une puissante chefferie était resté verdoyant et couvrait Bamoudjo de son ombre. Tous les pouvoirs y étaient restés liés et Bamoudjo respirait la vie, respirait bonne vie.
Après la mort de Tamuedjoun, les jours heureux finirent pour ce peuple de montagne ; la paix qu’il avait connu devint un joyeux lointain souvenir. Une série de malheurs se greffa à l’histoire de ce peuple ; la discorde régna entre les neuf notables pour l’exécution du testament secret de Tamuedjoun et ce désordre amena chaque prince à se prévaloir le titre du roi. Le royaume venait ainsi de recevoir le premier couac de son histoire. La cupidité, la vanité des princes et des notables firent que le royaume s’éclata en plusieurs petits villages ayant à sa tête un prince issu de la dislocation de royauté, les princes fidèles à l’héritier légitime et mandaté finalement par le testament de Tamuedjoun migrèrent vers une terre nouvelle. Ils eurent la chance de découvrir de vastes domaines vierges, la, ils implantèrent le nouvel Bamoudjo. Miraculeusement, on découvrit la présence d’un baobab à l’entrée nord du nouvel emplacement un de ces quatre matins. Les hommes conclurent que les divinités avaient suivi l’héritier légitime et ils venaient ainsi de voir la manifestation des dieux, une fête fut organisée pour remercier Dieu de cet avènement ; on y sacrifia assez de chèvres de poules qui sont des animaux pour l’offrande par excellence à nos divinités