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pourqoui les africains traitent en condescendance les femmes en matière de sucession

Afrique, pourquoi les femmes ont toujours été vu au rabais ?
Nous sommes au 21 siècle, le siècle de toutes les offensives féminines, elles ont ravi une journée de l’année et elle se célèbre le 8 mars pour commémorer l’émancipation effective de la femme en Afrique.
Sans raviver les flammes d’une quelconque querelle, sans être misogyne, sans pour autant vouloir aller contre le fait de voir la femme jouir des mêmes avantages que la gent masculine, le droit à l’instruction, à un salaire égal pour un boulot égal, le droit à la promotion aux postes clés de la nation, directeur d’entreprise, ministre, président de la république etc. … il ne fait pas bon pour un Africain de n’aligner que les filles comme enfants sans sa lignée.
Les mentalités ont certes évolué mais pour des raisons évidentes à nos mœurs et coutumes, céder son héritage coutumier à une femme reste un geste maladroit et un dépit.
Elles sont toujours traitées avec condescendance et doivent tôt ou tard céder cette succession à une tierce personne notamment à l’un de ses fils garçon.
La succession de mon arrière grand-père maternel a connu un pareil problème et celle chez qui, il avait cédé son héritage coutumier s’est arrimer à la donne traditionnelle.
Que s’était-il passé ? Mon arrière grand-père eut trois filles, quand il sentit la mort arriver en toute enjambée, il coupa une touffe de sa chevelure et confia ce trésor à un notable, l’un de ses pairs marabouts et membre du clan des neuf notables qui, ne sont en réalité que neuf courants de forces mystiques qui convergent vers d’autres forces épars au village pour protéger le roi et veiller sur la population.
Ce proche remis la touffe des cheveux attachée dans un mouchoir à l’élue du trône. Malheureusement, mon arrière grand-père maternel s’était refusé d’initier cette dernière à sa tâche de marabout qui du moins reste une fonction innée dans la famille, un appel du destin.
Ma famille raconte qu’au moment de rendre définitivement l’âme, il chassa toutes ses filles et vomi tous ses pouvoirs dans un endroit secret.
Mort, une de ses filles notamment celle qui détenait la touffe des cheveux devint son héritière mais elle n’assuma jamais en réalité les fonctions dignes à son rang de notabilité.
Elle céda le trône quarante ans après à l’un de ses fils et ce dernier pris acte et fut attaché au trône de son grand-père après un rite d’initié et surtout avec l’accord de ses parents paternels chez qui , notre famille maternelle avait fait une demande les suppliant de nous donner ce fils contre n’importe quel présent.
Après l’accord des deux parties, ses parents étaient allés dans leur case sacrée en compagnie de celui sur qui le dévolu avait été jeté les jujubes, nourrir les crânes, expliquer pourquoi ils devaient nous permettre d’aller avec l’un des leurs.
Presque toutes les familles dans lesquelles on y retrouve dans la lignée que des filles pour succéder au trône, suivent la même gymnasie.
Les canons d’héritage en Afrique, une société purement patriarcale sont balisées pour n’investir que les hommes au trône.
Accoucher que les filles c’est laisser son trône aux termites mais de plus en plus, il y ‘a des voix qui s’élèvent pour dire qu’une fille peut parfois valoir une dizaine d’hommes.

une chefferie à l'ouest-cameroun
une chefferie à l’ouest-Cameroun


comment les exclaves de mon grand-père le celèbre wabo tayoutue se sont affranchis

Mon fils il faudrait que tu te marie et me donne mon petit fils.
Quoi ?
Mon fils est-ce que ça va vraiment bien la en bas ?
Qu’est-ce cela veut bien dire papa ?
Ah le pauvre, il n’a rien compris, tu as dix huit ans et jamais je ne t’ai surpris dans des camaraderies avec les filles de ton âge. A ton à âge on m’appelait chaud lapin parmi les esclaves de notre gentil maitre, les filles pour avoir mon exclusivité bataillaient dur, tous les coups étaient permis, une lutte acharnée, d’aucunes seraient même au point d’empoisonner leur adversaire.
Tu te cramponnes à tes questions politiques et philosophiques, pense tu que Dieu fut fou de faire de nous une race d’esclaves ?d’ailleurs pour ta bonne gouverne laisse moi t’instruire que notre maitre Wabo Tayoutue est un très bon maitre.
IL a banni le fouet et nous accorde beaucoup de répit, profite s’en pour enfiler des jolies filles et donne moi au plus vite mon petit fils. Je ne t’invite point telle une abeille à butiner toutes les fleurs, seulement je veux un enfant de toi.
Je veux des héritiers qui puissent après nous continuer notre lignée, la dynastie des Tapiam, le chaud lapin, l’esclave de Wabo Tayoutue.
Alors là , ne compte point sur moi, tu peux dire adieu à ce vieux rêve qui t’habite, je ne veux plus ensemencer de nouveaux esclaves pour ton maitre que tu estime bon et qui, nous laisse en captivité.
Voilà ce dont tu veux et tu implore Dieu de toutes tes forces à rendre pérenne notre caste d’esclave car il ne fut pas con ni fou de faire de sorte que congénitalement, nous soyons depuis le sein de nos mères être ses esclaves de génération en génération.
Le hasard voulu que je sois ton unique enfant et qu’avec l’âge en ces jours tu ne soi plus à mesure de procréer. Je ne consentirai avoir un fils que si je suis définitivement affranchi. Je n’entends point engendrer autre esclave.
Cette phrase sonna comme un couperet sur la gorge de Tapiam.
Comment Tapian devint l’esclave de Wabo Tayoutue ?
Il fut acheté pour dix cauris, la monnaie ancienne à un commerçant dont les parents créanciers n’avaient pas pu payer les créances et, donna la mère de Tapiam en compensation.
A l’âge de cinq il se mit au service de mon grand-père, à l’âge adulte, il contracta un mariage et de cette union, naitra petit cinquante, son fils rebelle. Celui qui deviendra l’icône de la rébellion des esclaves chez Wabo Tayoutue et d’où partiront les flammes de la liberté qui, affranchira dans un large consensus plusieurs esclaves.
Petit cinquante a eu le mérite de faire tourbillonner les réflexions de Tapiam, de susciter en lui des interrogations sur l’avenir de ceux qui viendront de ses gènes d’esclaves, resteront –ils esclaves comme leurs géniteurs chez des tiers après parfois plus de cinquante années de servitude ?
C’est de cette réflexion que Tapian face au refus de son fils à faire naitre un autre esclave, s’est questionné sur la valeur marchande de son achat par son maitre.
Que valaient dix cauris après qu’il eut travaillé plus de cinq décennies chez les wabo tayoutue ?pour dix cauris, sa lignée était –elle condamnée de demeurer des esclaves de génération en génération ?
S’en était trop, se dit-il, quand il prit conscience, c’est ainsi qu’une ouverte s’ouvrit entre le lui et son maitre, cette guerre deviendra très tôt la lutte des esclaves pour leur remise en liberté.
L’on découvrit des cet instant, que Tapiam avait des attitudes guerrières et que seul son déficit intellectuel avait ombragé ce talent.
L’on pu comprendre le pourquoi petit cinquante depuis le sein de sa mère était un garçon téméraire. Tapiam, le chaud lapin avait laissé les bas des femmes pour conquérir sa liberté,en compagnie de son fils, qui avait décidé de ne rendre pérenne sa lignée si elle demeurera esclave.
Sur inspiration de petits cinquante un bouts d’homme assez courageux, Tapiam coopta dans chaque concession de meneur d’hommes, ainsi d’une manière souterraine, et inopinée, fut né le mouvement anti-esclavagiste mené des mains d’esclaves.
Les humeurs des contestations à l’ordre des patrons virent jour, d’aucuns dans des élans houleux menèrent des razzias dans les plantations ou ils exerçaient en servitude.
Après quelques années les esclavagistes, excédés par les révoltes des esclaves, de conciliabules en conciliabule, décidèrent d’accorder la liberté aux esclaves.
Les hommes du ventre mou du mouvement anti-esclavagiste furent installés par leur maitre aux extrémités des plantations.
Enfin petit cinquante pris femme l’histoire raconte qu’au bout de deux ans sa femme donna naissance à un joli garçon.


tous les amours ne s’éloignent pas des oxymores, ainsi rythme le mien

Si ma dulcinée s’appelle Myriam
Elle porterait des lunettes
Elle tiendrait en main un paquet d’allumette
Elle aurait à ses lèvres des cigarettes
Elle dégagerait une odeur ocre
Ce serait dégoûtant
Elle se refuserait à moi de peur de me contrarier
Pour ça, j’oserai le parier

Mais si ma dulcinée s’appelle dogre
Elle aurait plus d’originalité
Elle aurait une odeur beurre de karité
Je ne résisterai pas à son parfum
Je la sucerai les pommelles
Elle s’offrira à volonté
Elle ôtera d’elle-même ses prunelles
Absorbé du désir, je ne saurai patienter

Si ma dulcinée est la combinaison des deux

Myriam le dogre
Elle serait un peu mondaine
La cigarette
Elle aura quelque chose d’originale
Son parfum beurre de karité
Enfin qu’est-ce que le mariage ?
Sacrée résolution : pour le meilleur et le pire

Hein, Myriam
Ainsi va notre mariage
Un oxymore
Ton pelage
Le teint mate d’un maure
La saveur de ta langue
Sucre de miel
Le goût de tes larmes
Zeste de citron
Ton sourire
Signe de bonheur
La vérité de l’heure
Les rides de ton visage
Symbole d’un triste présage

Ainsi va notre ménage
Ça rythme comme un manège
En hiver, ta chaleur me couvre des neiges
Ton sourire illumine notre maison
Ta joie, ma véritable passion
Ma vie a une seule raison
Le lait de tes seins, je l’adore
C’est ma boisson
Le pur raisin
Je n’irai plus dans les buissons
Juste ma langue sur tes tétons
Je sens fléchir mes tendons
Tu es mon véritable don
Ça coupe net ma soif

Notre mariage
Un vœu des dieux
Un concert des cieux
Ne dissimulons pas notre joie
Tout est trahi en nos yeux
Il n’en faut pas pour autant pour la vie
Même dépourvu de mes ailes
Auprès de Myriam, j’aurais du zèle

Ah ! Ma chouette
Je suis ton hibou
Je ne fais pas de mon amour un tabou
J’hurlerai sur tous les toits, je t’aime

Est-ce-que ma faute !
Tu as du charme
Tes yeux noisette
Tes yeux couleur d’ébène
Ta voix suave
Te démarche gracieuse
Ton corps d’artiste
La droiture de tes pommes
La vérité de ton langage
Ta tendresse
Ta sensualité
Ta compréhension

Comment ne pas rendre dingue un homme
Ainsi notre mariage est une folie
Et le corps sensuel dans un caba, une beauté
Enfin cette odeur ocre de tabac, un vinaigre

Hein ! Myriam
Tu fais de notre mariage un oxymore


Saine Marie, mère de Dieu, si j’avais été ton mari…

MARIE : SACRE CUL DE DIEU

Adieu mon trésor
La décision n’est pas de mon ressort
Le ciel l’a voulu ainsi
Que de remords sans heure
En mon cœur plusieurs heurts

Des regrets à exprimer
Quelle désolation
Ah ! Quelle déception
Sache une chose, la vérité
De ton amour je suis indigne
Qu’ai-je fais pour ne point le mériter
Sacrée compagne

Je n’ose te montrer mon intimité
Pas que je suis impuissant
Il vaudrait mieux éviter le sacrilège
Quoi que tes rondelles m’excitent
Que ta chatte tant rêvé me sortent des mes gonds

Du ciel je ne suis qu’un pauvre
Dois-je de mon piètre liquide souiller ton cul sacré !

Laisses-moi défoncer plutôt un poivron
Les regards du ciel m’interdisent ton savon
Pauvre âme
Ne je peux t’aimer qu’en larme
Me masturbant en prononçant ton nom
Ah ! Que non

Quelle misère
Mais du fond du cœur, une fierté
Aux choses précieuses
Des pensées pieuses
Le ciel t’a coopté
Ce dont j’avais ressenti de si précieux
Les Dieux l’ont pressenti longtemps avant
Je mourais de regret à te compromettre
De mon sexe

Ton cul est sacré
Je t’épargne de mon gland
D’ailleurs ce sale imbécile ne tient
Plus long en érection
Le ciel l’a voulu ainsi
Pour m’éviter les pires souffrances
Des nocturnes opérations

Ah ! Pauvre bout
Ton mystère n’est plus un tabou
Secret de polichinelle
Va t’en Marie
Cul sacré

Je n’ai pas eu l’honneur de découvrir tes prémices
Va-t’en avec tes délices

Ah ! Cul sacré de Dieu
Comment sont tes baisers
Je voudrais découvrir la suavité de tes lèvres
Tes mouilles

Sont-elles glacées comme des flacons de glace ?
Comment sonder les secrets de Dieu
Ta chatte est réservée pour le divin
J’aurai voulu découvrir la chaleur de ton corps
Couvrir ta chatte de milles baises

Mais à quoi bon
Je trahirais l’idéal des dieux
C’est le saint esprit qui te baise
Tu es la dulcinée des dieux
Vas-y rejoindre les cieux
Tu as su flatter leurs yeux

Moi, pauvre Joseph
Je n’étais pas digne d’un tel honneur
J’aurai gâché ton bonheur

Ah ! Pauvre paria
Suis-je digne d’être le père du Christ


Le veuvage en Afrique, un supplice pour les veuves

Comment se déculpabiliser de la mort de son mari? Il est de coutume chez nous lorsqu’un homme meurt, que la veuve fasse un rite de veuvage pour se délivrer de toute emprise maléfique et pour purifier son corps.
Élisabeth se souvient de l’époque où elle fut appelée à faire ce fameux rite. Elle souffre encore des railleries de sa belle famille. Les belles- sœurs lors de l’exécution de ce rite ne sont pas toutes tendres à l’égard de l’épouse du défunt.
Comment s’exécute ce rite ?
Élisabeth raconte : « Il faut manger le plantain du veuvage». C’est le dernier repas pris en communion avec le défunt par les veuves ou la veuve. Elle ne reverra plus ce mari qui avait coutume de lui apporter du plantain et de la chèvre qu’elle cuisinait à l’huile de palme. La femme est assise par terre, les jambes allongées, alors qu’on fait cuire deux  plantains sous la braise. Un initié prend les deux plantains, les lui donne. Elle en mange un et jette l’autre au feu en s’adressant au mort : « Prends ta part de nourriture », c’est l’acte d’adieu.
Elle restera couchée pendant neuf jours sur les feuilles de bananier ou sur les nattes qu’elle retournera après l’expiration de ce délai. Une assiette spécialement faite en terre cuite lui ait confectionné, « kam »
Après neuf jours, elle doit se purifier devant témoin.
La veuve est lavée au cours d’un rite de purification au bord de l’eau, elle doit uriner devant témoin pour certifier qu’elle est totalement innocente du décès de son mari.
Alors elle peut retourner après cet examen dans la grande case où on lui donne à boire le vin du raphia et de l’eau.
Quatre semaines après l’expiration du délai des neuf jours, elle fait une sortie officielle au marché, en ce jour, elle porte un sac de raphia blanc, la tête rasée, elle fait le tour du marché. Pendant ce tour, les parents et amis glissent des cadeaux dans ce sac.
Une autre cérémonie est organisée dans la concession mortuaire pendant laquelle, on donne des conseils à la veuve. Le veuvage : entre misère et délivrance


Afrique, les dieux en ont marre de l’illigitimité des princes qui président aux destinées de leur peuple

Pourquoi nos pouvoirs traditionnels perdent de puissance et d’impact sur la nature ? Posons-nous cette question. L’an passé à l’occasion des funérailles de l’un de mes cousins, j’ai séjourné encore une fois de plus au terroir ancestral, là ou est enterré mon cordon ombilical et ou, j’élirai mon dernier domicile au séjour des morts.
C’était au moi d’avril, les cultivateurs attendaient impatiemment l’arrivée des pluies pour arroser le sol et les semences pour qu’elles s’ouvrent à la lumière, il se faisait déjà tard.
D’aucuns annonçaient déjà une grande famine pour l’année prochaine, les graines n’ayant pas germées jusqu’alors, Wabo Soffo l’un des anciens déplorait le fait que les héritiers n’ont plus l’art de maitriser la nature.
Ce n’était pas un événement nouveau le fait que l’on déplore la rudesse du sol dû au manque des pluies, à l’époque, cela n’était pas vécu comme fatalité.
Les aïeux savaient invoquer les dieux, abaisser leur courroux, les implorer d’accorder à la population les larmes de Dieu qui faisait défaut.
Il se raconte d’ailleurs que lorsqu’il était constaté que les rendez-vous de dame pluie ont pris du retard par-rapport à la période des semences, le chef du village accompagné de ses dignitaires allaient au pied de l’arbre sacré qui, jouxte l’ancien emplacement de notre chefferie, parlementer avec les dieux.
Après ce majestueux baobab, ils allaient de recoin à recoin dans tous les lieux sacrés du village répandre de l’huile rouge, du sel, des jujubes, du maïs, l’arbre de paix, égorger des chèvres et des poules et bien autre… pour gagner la sympathie des dieux, créer une homogénéité entre le peuple et les dieux. Très souvent après cette cérémonie suivaient les pluies.
Qu’en vient-il que nos pouvoirs traditionnels ne créent plus cette osmose entre le peuple et la nature ?
Hé bien, les détenteurs de nos pouvoirs traditionnels de l’heure sont pour la plupart des héritiers illégitimes, ainsi n’étant pas portés par les dieux de la chefferie et l’harmonie des différents lieux sacrés du village dont –ils se méfient d’approcher parce que étant conscient d’y rentrer de ces lieux sacrés les pieds devant, car ils ne jouissent d’aucune légitimité, ces lieux sacrés sont restés longtemps sevrés des sacrifices rituels qui s’imposent à chaque prince héritier de la chefferie.
D’où le mécontentement des dieux qui, ne réagissent plus favorablement aux plaintes de la population, une manière d’interpeller les hommes de marcher dans la droiture s’ils veulent renouer avec les exploits qui, facilitaient leur emprise sur les caprices de la nature.
Nous sommes coincés par des fraudes que nous opérons quant-il faut choisir et introniser les successeurs dans les lieux sacrés et initiatiques. En raison de ces fraudes, il y’ a des manquements graves dans le processus initiatique des nouveaux princes qui, se refusent autres rites d’initiation car, ils sont conscient que s’ils accèdent à ces hauts temples d’initiation, la mort aura raison d’eux.
Aujourd’hui dans plus d’une chefferie à l’ouest du Cameroun notamment à Bamoudjo, mon village, les héritiers ne portent plus le bracelet rouge qui, est le symbole le plus fort emblématique de la légitimité d’un héritier dans une chefferie.
Pour ces usurpateurs de trône, leurs différents crânes ne sont pas admis dans la case sacrée de la chefferie ou sont tous ceux des héritiers légitimes.
Ils ont un seul mérite, celui d’avoir causé une entorse à la tradition. Ils entravent la dynamique symbiose qui devrait exister entre les dieux, eux les représentants du peuple, les lieux sacrés et corroborer à un dialogue franc entre nos pouvoirs traditionnels et la nature.
Les cloches du salut passeraient par l’appropriation pour l’Africain de l’authenticité ou de l’originalité de sa culture.
Il faudrait élaguer tous les miasmes qui se greffent à elle pour nous perdre.


dans la nausée de la politique, quel repos de l’âme pour le politique?

NADINE
Ah Nadine !
Tu ne peux pas savoir comment
Il est merveilleux d’aimer.
De rendre grâce à éternelle
Pour les multitudes de beautés avec lesquelles
Il comble nos yeux et flatte nos cœurs.
Chaque être qu’on aime est une partie
De soi qu’on chéri.
Et si tu étais cette partie de moi
Que je cherche à chérir.
T’es tu posée cette question ?
Bien oui ! Désormais tu as la réponse
J’attendrais de nouveau ton coup de fil
Pour écouter et entendre ta voix chatouillant
Qui est plus heureux que moi
Quand je contemple ton corps et meurt
Du désir de t’embrasser
De mordiller tes lèvres et de couvrir
Ton corps de baisers.

Ah Nadine !
Quand me feras – tu découvrir
La chaleur de ton harmonieux corps ?
Et tes baisers sont – ils froids ou chauds.
Tout ça, je meurs d’envie de les vivres.
J’ai attendu trois ans pour les découvertes
Et je ne me fatiguerai pas de te dire
Florian, est ton amoureux.
Depuis trois ans, seul ce rêve de te
Tenir dans mes bras me fait sentir
Homme.

Nadine tu ne peux pas savoir comment il
Es merveilleux de dormir dans tes bras
Et de se réveiller en te disant je t’aime
Tu ne peux pas savoir comment il est
Merveilleux de partager ton sommeil
Et te dire je t’aime au réveil
Ah ! Nadine merci de ton amour
Si tu pouvais,
T’imaginer le paradis que je construis ;
Chaque jour pour notre amour, tu comprendras.
Que cet amour est si grand
Et fort que celui que le ciel
A mis pour construire notre paradis
Terrestre.

Je voudrais te promener dans cette verdure
Pour que tu vois comment il est beau
D’aimer
Vois cet oasis d’amour et imagine.

Fiston écoute
Me disait mon grand père
Sur le chemin de la vie,
Il y ’a plusieurs écoles
A chacun son chemin
Mais sache une chose
Quelque soit la piste que tu emprunte
Il y ’a des ronces
Il y ’a des épines
Bref, il y ’a plusieurs épreuves
A surmonter.

Tu seras éprouvé par cette bataille
Pour gagner ta vie.
En restant noble et digne
Mon fils, tu choisis la voie du salut
Sur le chemin de la vie.

Il y’ a rien de si facile
Rien n’est un cadeau luxueux.
Méfie – toi plutôt des résultats que
Tu engranges facilement
C’est parfois des trompes œil
Qui cachent l’iceberg à gravir
Ces exploits que nous engageons
Avec si peu d’audace et de mérite
Sont parfois des cadeaux qui
Ombragent la dureté du chemin
Si tes victoires sont entachées
Des noirceurs
Des puanteurs
Ou pire, des sacrifices humains,
Tu échappes au paradis
Car comment feras – tu pour effacer
Ou diluer de ta conscience, les
Faibles que tu as dépossédés
De toute fierté.
Que tu as terrorisé par la force
Par tes pouvoirs magico – mystiques
Par tes réseaux maffieux
Par des trafics d’autorité.
Éloignes – toi de ces noirceurs
Qui te conduiront tôt ou tard
Dans le précipice et la solitude.
Le pouvoir de l’homme est temporel
Et le vrai pouvoir c’est d’être
Auprès des angoissés
Des frustrés
Des déshérités de tous bords

Cependant, si tu perds l’humilité,
En raison de tes pouvoirs,
Tu n’échapperas pas au regret
Vois comment certains de nos
Seigneurs ou Rois
Finissent derrière les barreaux et
Dans la solitude, l’isolement
Et le mépris total de ses complices
Le pouvoir devrait rendre humble
Et conciliant.
Jeune étudiant que tu es,
L’histoire devra t’enseigner comment
Ont péri certains dictateurs et
Monarque dans nos pays.

Étudie s’en et trace ton chemin.
Mais sache une chose, tout a un prix.
Le salut des âmes pour d’aucuns
Les pieux,
Les humbles,
Les charitables.
L’enfer des âmes pour d’autres
Les criminels,
Les misanthropes.
Chacun paie le prix de ses actes
Et le prix des vents qu’il a semé
Si tu as semé la méchanceté
Tu recevras l’ouragan.
Si tu as semé la paix et l’amour
Tu recevras la rosée pour
Te rafraichir et tes plantes
Afin que tu moissonne au centuple.
Quant – à moi, j’ai payé le prix
La sérénité et d’une vie tranquille
Regarde ces mains
Elles sont rugueuses
En harmonie avec la nature
J’ai cultivé mes tomates
Loin des regards envieux et vilains
Je vous ai moulé au goût du Christ.
Et, je pense que je cueille déjà
Les prémices de mes récompenses.
Ils sont combien de nos jours
Qui, atteignent cent dix ans ?
Combien d’enfants et petits – fils
Ai – je enterre de mon vivant ?
Presque pas deux
J’ai respecté dame nature et
Surtout, les principes de l‘humanité
Demain sur ma tombe
Ce sera une horde d’enfants
De petits – fils et que sais je
Qui viendra porter mon cercueil
Mon cadavre ne connaîtra pas de
La honte et d’isolement comme
Ceux des chefs d’état Africain
Qui gisent dans des terres Étrangers
Quel soulagement.


le recrutement des experts internationaux, un gaspillage que l’Afrique pouvait éviter

4 milliards d’euros par an au continent, nous sommes loin de la culture de la xénophobie mais nous tirons une sonnette d’alarme sur ce gouffre financier que représente le recrutement des experts internationaux en Afrique par les firmes de l’état ou par des privés.
Il constitue même une insulte sans pareille à l’intelligentsia africaine pourtant assez sollicité ailleurs en Europe et en Amérique du nord. Les pays industrialisés ont besoin des professionnels qualifiés tels les experts en logiciel, les ingénieurs, les médecins et le personnel infirmier, il manque actuellement 126000 infirmiers aux USA et les chiffres officiels montrent d’ici 2020 le déficit en infirmiers qualifiés atteindra la barre de 800000.
En raison de ces déficits les pays industrialisés se sont lancés dans de grandes campagnes de recrutement à l’étranger.L’Afrique du sud a récemment demandé aux pouvoirs publics canadiens de cesser de recruter leur personnel médical. De plus l’Afrique du sud a le mérite de former sur ses terres 50 /100 des médecins exerçant au Saskatchewan au canada au moins 1/5des 1530 médecins de cette région du canada ont obtenu leur diplôme de médecin en Afrique du sud, un mérite sud africaine que les autres états africains devrait copier.
Malheureusement en Afrique, le proverbe selon lequel nul n’est prophète chez soi trouve encore sa justification. Le Burkina Faso en l’an 2000 employait 800 étrangers titulaires des diplômes universitaires note le PNUD tandis qu’un nombre équivalent de diplômés Burkinabé était au chômage.
C’est dommage que les pouvoirs publics africains et les donateurs soient toujours enclins à faire venir les experts internationaux sans tenir compte des effectifs disponibles qui existent sur place.
Quand bien même les nationaux sont recrutés on les paie en monnaie de singe, la balance salariale entre les nationaux et les experts engagés pour un même poste et un même travail est d’une différence incomparable et à la limite une insulte à l’intention des nationaux.
Les experts internationaux coûtent une grosse facture or de cet argent sans donner des sommes astronomiques aux nationaux, la différence servirait à engager autres travaux structurant, tel est le maitre mot de l’heure.


le centre culturel soeur Marie Roumy, que son exemple reste inscrit sur du roc

Le ciel est un ailleurs et le paradis est dans les nuages, ce dont nous voulons, c’est vivre pleinement notre vie sur terre.
Se nourrir, se vêtir, se soigner, se marier et élever nos enfants dignement. Comme disait Epicure, un peu de pain, de vin, de paille, mais ce peu là, nous ne l’avons même pas. Comment donc croire aux chimères du paradis ? Soyons réalistes, ce n’est peut-être pas un vain mot le paradis mais comme son ciel est un ailleurs, nous sommes sur terre.
Nous croyons aux choses perceptibles, à l’évidence ce soir, nous chantions oyé père noël, nous croyions naïvement trouver au chevet de notre lit à notre réveil, des cadeaux en abondance.
Le père noël est mort pour les pauvres que sommes par millier, il se vit en nous comme un conte de fée. Emmitouflé dans son bonnet, par des spots publicitaires, nous croyons être dans sa contenance alors qu’en réalité nous ne sommes désormais connectés à cet événement de noël que par des illusions « biblistes » qui, nous exhortent à croire, à vivre un rêve que de prime à bord, nous ne saurions témoigner de la largesse de ce paradis à venir.
Ces hommes de Dieu, la lignée des apôtres qui témoignent l’espérance d’une vie nouvelle ne sont pas réellement à l’image du Christ qui, savait rétribuer à tous les largesses de son père. Ces apôtres de l’heure sont gagnés par la cupidité, l’avarice et s’embourgeoisent au lieu de sublimer la famine pour la cause de la multitude.
Heureusement une a fait l’exception, comme disait le christ « la moisson est abondante mais il y’ a peu d’élus », nous espérons de tour chœur que la Sœur Marie Roumy soit parmi ces élus du Christ.
Elle nous faisait voir avec un regard attentif et illuminé les merveilles des cieux, elle recevait des dons et les rétribuait à tous et à toutes, elle s’est faite pauvre parmi les pauvres alors qu’elle était dignement riche.
Pour ce nous reconnaissons en lisant au quotidien sa vie parmi nous qu’elle ne s’est pas moquée de ce jésus qui, méritant toutes les largesses de son père s’est donné en sacrifice pour nous sauver.
Que ceux qui se revendiquent être des héritiers légitimes et légaux du Christ vivent en conformité la communion du Christ dans le partage du pain et du vin.
Prenez et mangez en tous, prenez et buvez en tous, il n’y ‘avait pas d’exception dans cet acte exceptionnel du Christ.
Chers apôtres et autres qui se réclament de cette vertu, ou est passé cette chrétienté de la première heure ?nous ne vivons plus que des passions démoniaques, aussi longtemps que le peuple de Dieu dont vous avez la charge aura faim, ce peuple aura du mal à croire au paradis à venir que vous nous vantez tous.


le centre culturel soeur Marie Roumy, pour les arts et un espace littéraire

Cameroun, quand les enfants de la rue caressent le rêve de devenir des stars
L’aventure court pour certains depuis 1998 quand un émissaire de jeunesse du monde arrive à Douala et entre en contact avec la chaine des foyers saint nicodème et dans trois autres villes d’Afrique, Abidjan, Dakar, et Ouaga.
Une rencontre tripartite est organisée entre la chaine, jeunesse du monde, le cirque du soleil au mois de juin 1998 à Douala afin d’initier la mise sur pied du programme cirque du monde en 1999
Le recrutement des futurs moniteurs du cirque à lieu en janvier 1999, le programme débute en avril 1999 par le séjour d’un instructeur du cirque du soleil accompagné par trois stagiaires de jeunesse du monde.
Par la suite plusieurs stagiaires et instructeurs seront mandatés pour divers périodes à Douala, c’est le début de l’implantation du cirque du monde en Afrique.
Pour la chaine le programme cirque du monde consiste en l’utilisation des arts du cirque comme un outil pédagogique alternative auprès des jeunes en difficultés.
Encadrés par des instructeurs qualifiés, des formateurs et des intervenants sociaux, les enfants se familiarisent avec les techniques de base du cirque. En proposant une activité hors de l’ordinaire, ces activités favorisent l’identification de ces jeunes à l’univers magique du cirque et à ses valeurs en l’offrant l’occasion d’une expérience identité personnelle et collective
Par le biais des démonstrations publiques, le programme vise à ouvrir un dialogue entre les communautés et leurs jeunes issus des milieux difficiles ou défavorisés, le programme vise aussi à former des ressources locales qui travailleront à la poursuite des activités permanentes et autonomes.
Beaucoup de jeunes issus de la rue ont saisi cette opportunité, ces délaissés se sont lancés à la quête de la célébrité et l’on peut retenir que s’ils n’ont pas déjà l’aura d’un prince Eyango, petit pays, Céline Dion, ils ont été pour la plupart des vedettes d’un soir.
Écoutons Rodrique Kamto « le 1 décembre 2003, à l’occasion du spectacle sidamour que nous avions organisé à l’hôpital laquintinie de Douala /Cameroun en l’honneur de tous les malades du sida, j’ai senti pour la toute première fois que je suis digne d’être désormais un citoyen à part entier, que je peux contribuer d’une manière ou autre à la construction de notre beau pays le Cameroun. Imaginez que même les blancs réclamaient que leur laisse une signature sur des tee-shirts, des cartes de vœux, des orthographes, me voici devenu une star, je suis comblé. »
Pour atteindre ce stade d’excellence, sans détour, notre jeune artiste reconnait avoir connu d’énormes difficultés de concentration et d’apprentissage et d’intégration dans la chaine en sacrifiant la rue, le lieu de gagne pain mais c’est sans regret.
« Mes débuts remontent en 1998, j’avais été approché dans la rue par Jeanc Duc Keuctcha, les contacts n’ont pas été faciles, il était difficile d’abandonner la rue pour rejoindre l’équipe du cirque. J’étais loin d’imaginer que la chaine via le cirque du soleil me donnera une vie paradisiaque, l’important j’ai finalement rejoins cette équipe du cirque, je suis une star. »
Voilà des adolescents qu’à, force de trimer, s’étaient convaincu soi- même que le destin ne les prédestinait à rien sinon au néant qui à l’instar de Rodrique Kamto, Mbang Georges, Choudy Rudy, Kora Beleck et autres, qui caressent le rêve de devenir une étoile internationale