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l’Afrique et le tatouage

l’Afrique et le phénomène de tatouage
D’où vient-il que le phénomène de tatouage refasse surface en Afrique et embrase tout le continent ? Pourquoi les jeunes se tatouent-ils ?en réalisant un vox pop auprès de la jeunesse nous nous sommes rendus compte que ces adolescents se tatouent en Afrique sans comprendre grande chose de ce mode d’expression et de ses fondamentaux.
Ils le font juste pour copier les stars Américains et Européens dont-ils sont des fans par milliers. Ils ignorent qu’il y’ a des siècles, nos ancêtres pratiquaient cette mode de communication.
Si nous levions un pan de voile sur cet art qui, s’immisce dans le quotidien de nos jeunes en Afrique. Certains seront marqués à jamais sans y savoir grande chose.
J’aurai dû être marqué d’un tatouage à l’instar de ma grand-mère, ainsi j’aurai échappé à ma solitude quotidienne. A cette vie de merde que j’ai menée jusqu’ici et dont personne n’a songé à me faire sortir de ce merdier.
Ah, j’avais de grands amis et du jour au lendemain, je me suis rendu compte dans ma déchéance, au moment que j’avais vraiment besoin de leur soutien, d’un regard ami, qu’ils n’étaient que du vent, c’était le grand vide.
Le tatouage renvoi à la solidarité inconditionnelle, indéfectible des uns aux autres.
Les incisions dans le culte totémique est un emblème fort millénaire, les signes totémiques sont des représentations figurées et diversifiées. Certains anthropologues pensent que le totémisme et le tatouage ont une même parenté. C’est la croyance en une affinité entre quelques humains formant un groupement spécial soit, avec une espèce animale ou végétale ou soit une classe d’objets.
Cette croyance s’exprime par la présence des rites d’une façon positive, admission dans un groupe criminel avec le tatouage soit, d’une borne négative, interdiction de manger ou de détruire l’objet ou l’animal devenu une icône tabou, avec le totémisme le culte du totem ou du tatouage est une religion avec des croyances et des pratiques qu’une curiosité ethnologique.
Le lien totémique chez les primitifs est plus fort que notre lien familial, l’ancêtre mythique c’est le totem qui assure la prospérité, l’énergie et la puissance du groupe.
Le tatouage est le moyen le plus expressif par lequel puisse s’affirmer la communion des consciences, la meilleur façon de s’attester à soi-même et d’attester à autrui que l’on fait partie d’un groupe, c’est de s’imprimer sur le corps une même marque distinctive.
Dans le cadre de ma grand-mère, c’était plutôt un pacte de sang. Il s’agissait pour elles de renforcer, de concrétiser leur amitié qui, devait être à l’avenir plus solide qui, s’accompagnerait de punition en cas de rupture ou de relâchement.
Une sorte de parenté artificielle est créée comme la parenté par le sang, elle est définitive.
De nombreuses tribus en Afrique connaissent ce genre de pacte souligne william caruchet dans son livre intitulé « bas-fonds du crime et tatouages »il y’ a des mariages que l’on contracte par un pacte de sang, c’est une union monogame indissoluble, entourée d’un certain rituel en présence des témoins.
Elle se concrétise par des incisions réciproques, on obtient ainsi un amour éternel qui, ne s’éteindra que par la mort. L’homme et la femme se jurent fidélité, la rupture ou la trahison de ce pacte par l’un des conjoints est sanctionné par des châtiments corporels et pourquoi pas la peine de mort ?


ce singe que mon tuteur aimait mieux que moi

Ceux qui me connaissent, savent que je suis né dans une bourgeoisie sans pareille. D’aucuns et surtout la gent féminine enviaient cet égard naturelle que j’eus de naissance, malheureusement sans grand savoir sur ma misère profonde.
Fils de Feynman, la nature m’avait pourvu des atouts certains et des privilèges incommensurables. Dommage qu’au crépuscule de mon cycle secondaire, je n’eus pas les moyens financiers pour clôturer en beauté ma classe de terminale conséquence, je suis un sans bac.
Un complexe qui m’a muselé et rendu aigri toutes ces années écoulées, de l’extérieur, l’on croyait
Que je faisais l’économie des finances que mon oncle mettait à ma disposition. Quelle illusion la conscience populaire quand elle est loin de la dure réalité. Si vous saviez qu’en réalité je n’avais jamais bénéficié d’un seul sou pour argent de poche.
Si vous vous saviez que les fringues que j’arborai provenaient de frère cadet qu’ayant compris plutôt qu’il ne fallait pas s’attendre d’un coup de pouce de la famille, s’était jeté dans la gueule des loups et s’en tirait au mieux.
Les filles du quartier rêvaient toutes être mes compagnes, les plus téméraires me draguaient et je jouais au sadomasochisme, c’était le seul moyen pour ne pas trahir ma grande misère au grand jour avant l’heure.
Mon tuteur aimait son singe que moi, plus d’une fois, révolté, je n’ai pas nourri cet animal et quand la supercherie fut découverte , je fus nourri du fouet et des insultes à longueur de journée.
C’est ainsi qu’un jour débordé, je suis parti de chez mon oncle en demi culotte, laissant sans regret derrière moi l’immense bourgeoisie que d’aucuns enviaient.
Je pouvais manquer de friandises et de repas, le singe était mieux entretenu que moi et bénéficiait même des soins médicaux réguliers et des consultations particulières chez un vétérinaire de la ville de bonabérie.
Ma vie est faite de luttes psychologiques, je me surprends parfois de n’avoir jamais pensé au suicide, chaque pan de ma vie est marqué par des difficultés énormes et cela s’est fait ressentir sur ma vie matrimoniale, par-rapport à mes égaux je suis en retard d’une décennie.
Je ne fus consolé que lorsque je connus l’univers des enfants de la rue, d’aucuns de ces enfants ont vécu dans des égouts et ont mangé de la vraie merde.
La sœur Marie Roumy me dit un jour quand je lui contais mes déboires d’adolescent et en lui rappelant que je suis né sur une mauvaise étoile et que j’étais marqué pour endurer des souffrances au quotidien me dit qu’elle aussi avait un passé douloureux, que sa tante aimait son chat qu’elle sa nièce.
Ah, ces histoires parallèles ont parfois d’une manière hasardeuse et anodine un même dénominateur commun.
Mon tuteur était un affairé, tout le temps, il était parti en Europe ou en Amérique du nord au profit de ses affaires. Malheureusement, il ne me faisait pas un iota de confiance, j’étais le démon et sa femme le confortait dans cette logique. Pour tout rapport à mon égard, j’étais « kaptué wendé muna ébobé, ebobé dita »excusez que j’écorche la langue duala, ceci veut dire littéralement « kaptué est un mauvais garçon, trop méchant ».
Mon tuteur croyait dur en elle et je soufrai de ne point être confronté à elle, être écouté, dans l’embarras et la solitude, je broyais du noir.
Je n’ai jamais su si mon tuteur maitrisait autre phrase en langue duala que celle « kaptue wendé muna ebobé, ebobé dita » une phrase qui s’était mis à répéter à tout le monde à la suite de sa tendre et chère épouse.
C’est dans cet amertume que je franchi la barrière qui couvrait ma ténébreuse misère au deuxième trimestre de l’année 1994.J’étais sensé être en classe comme mes frères mais j’étais retenu à la maison pour veiller sur un animal.
J’ai encore sur moi les marques de la morsure de ce fameux singe, cet animal s’était révolté du fait que j’ai tardé à le donné son manger. Ces cicatrices réveillent chaque fois en moi toutes les souffrances, les calomnies et les insultes à l égard de ma famille nucléaire.
Je les croyais profondément endormies dans mon être mais hélas.


ce singe que mon tuteur aimait mieux que moi

Ceux qui me connaissent, savent que je suis né dans une bourgeoisie sans pareille. D’aucuns et surtout la gent féminine enviaient cet égard naturelle que j’eus de naissance, malheureusement sans grand savoir sur ma misère profonde.
Fils de Feynman, la nature m’avait pourvu des atouts certains et des privilèges incommensurables. Dommage qu’au crépuscule de mon cycle secondaire, je n’eus pas les moyens financiers pour clôturer en beauté ma classe de terminale conséquence, je suis un sans bac.
Un complexe qui m’a muselé et rendu aigri toutes ces années écoulées, de l’extérieur, l’on croyait
Que je faisais l’économie des finances que mon oncle mettait à ma disposition. Quelle illusion la conscience populaire quand elle est loin de la dure réalité. Si vous saviez qu’en réalité je n’avais jamais bénéficié d’un seul sou pour argent de poche.
Si vous vous saviez que les fringues que j’arborai provenaient de frère cadet qu’ayant compris plutôt qu’il ne fallait pas s’attendre d’un coup de pouce de la famille, s’était jeté dans la gueule des loups et s’en tirait au mieux.
Les filles du quartier rêvaient toutes être mes compagnes, les plus téméraires me draguaient et je jouais au sadomasochisme, c’était le seul moyen pour ne pas trahir ma grande misère au grand jour avant l’heure.
Mon tuteur aimait son singe que moi, plus d’une fois, révolté, je n’ai pas nourri cet animal et quand la supercherie fut découverte , je fus nourri du fouet et des insultes à longueur de journée.
C’est ainsi qu’un jour débordé, je suis parti de chez mon oncle en demi culotte, laissant sans regret derrière moi l’immense bourgeoisie que d’aucuns enviaient.
Je pouvais manquer de friandises et de repas, le singe était mieux entretenu que moi et bénéficiait même des soins médicaux réguliers et des consultations particulières chez un vétérinaire de la ville de bonabérie.
Ma vie est faite de luttes psychologiques, je me surprends parfois de n’avoir jamais pensé au suicide, chaque pan de ma vie est marqué par des difficultés énormes et cela s’est fait ressentir sur ma vie matrimoniale, par-rapport à mes égaux je suis en retard d’une décennie.
Je ne fus consolé que lorsque je connus l’univers des enfants de la rue, d’aucuns de ces enfants ont vécu dans des égouts et ont mangé de la vraie merde.
La sœur Marie Roumy me dit un jour quand je lui contais mes déboires d’adolescent et en lui rappelant que je suis né sur une mauvaise étoile et que j’étais marqué pour endurer des souffrances au quotidien me dit qu’elle aussi avait un passé douloureux, que sa tante aimait son chat qu’elle sa nièce.
Ah, ces histoires parallèles ont parfois d’une manière hasardeuse et anodine un même dénominateur commun.
Mon tuteur était un affairé, tout le temps, il était parti en Europe ou en Amérique du nord au profit de ses affaires. Malheureusement, il ne me faisait pas un iota de confiance, j’étais le démon et sa femme le confortait dans cette logique. Pour tout rapport à mon égard, j’étais « kaptué wendé muna ébobé, ebobé dita »excusez que j’écorche la langue duala, ceci veut dire littéralement « kaptué est un mauvais garçon, trop méchant ».
Mon tuteur croyait dur en elle et je soufrai de ne point être confronté à elle, être écouté, dans l’embarras et la solitude, je broyais du noir.
Je n’ai jamais su si mon tuteur maitrisait autre phrase en langue duala que celle « kaptue wendé muna ebobé, ebobé dita » une phrase qui s’était mis à répéter à tout le monde à la suite de sa tendre et chère épouse.
C’est dans cet amertume que je franchi la barrière qui couvrait ma ténébreuse misère au deuxième trimestre de l’année 1994.J’étais sensé être en classe comme mes frères mais j’étais retenu à la maison pour veiller sur un animal.
J’ai encore sur moi les marques de la morsure de ce fameux singe, cet animal s’était révolté du fait que j’ai tardé à le donné son manger. Ces cicatrices réveillent chaque fois en moi toutes les souffrances, les calomnies et les insultes à l égard de ma famille nucléaire.
Je les croyais profondément endormies dans mon être mais hélas.


ce singe que mon tuteur aimait mieux que moi

Ceux qui me connaissent, savent que je suis né dans une bourgeoisie sans pareille. D’aucuns et surtout la gent féminine enviaient cet égard naturelle que j’eus de naissance, malheureusement sans grand savoir sur ma misère profonde.
Fils de Feynman, la nature m’avait pourvu des atouts certains et des privilèges incommensurables. Dommage qu’au crépuscule de mon cycle secondaire, je n’eus pas les moyens financiers pour clôturer en beauté ma clase de terminale conséquence, je suis un sans bac.
Un complexe qui m’a muselé et rendu aigri toutes ces années écoulées, de l’extérieur, l’on croyait
Que je faisais l’économie des finances que mon oncle mettait à ma disposition. Quelle illusion la conscience populaire quand elle est loin de la dure réalité. Si vous saviez qu’en réalité je n’avais jamais bénéficié d’un seul sou pour argent de poche.
Si vous vous saviez que les fringues que j’arborai provenaient de frère cadet qu’ayant compris plutôt qu’il ne fallait pas s’attendre d’un coup de pouce de la famille, s’était jeté dans la gueule des loups et s’en tirait au mieux.
Les filles du quartier rêvaient toutes être mes compagnes, les plus téméraires me draguaient et je jouais au sadomasochisme, c’était le seul moyen pour ne pas trahir ma grande misère au grand jour avant l’heure.
Mon tuteur aimait son singe que moi, plus d’une fois, révolté, je n’ai pas nourri cet animal et quand la supercherie fut découverte , je fus nourri du fouet et des insultes à longueur de journée.
C’est ainsi qu’un jour débordé, je suis parti de chez mon oncle en demi culotte, laissant sans regret derrière moi l’immense bourgeoisie que d’aucuns enviaient.
Je pouvais manquer de friandises et de repas, le singe était mieux entretenu que moi et bénéficiait même des soins médicaux réguliers et des consultations particulières chez un vétérinaire de la ville de bonabérie.
Ma vie est faite de luttes psychologiques, je me surprends parfois de n’avoir jamais pensé au suicide, chaque pan de ma vie est marqué par des difficultés énormes et cela s’est fait ressentir sur ma vie matrimoniale, par-rapport à mes égaux je suis en retard d’une décennie.
Je ne fus consolé que lorsque je connus l’univers des enfants de la rue, d’aucuns de ces enfants ont vécu dans des égouts et ont mangé de la vraie merde.
La sœur Marie Roumy me dit un jour quand je lui contais mes déboires d’adolescent et en lui rappelant que je suis né sur une mauvaise étoile et que j’étais marqué pour endurer des souffrances au quotidien me dit qu’elle aussi avait un passé douloureux, que sa tante aimait son chat qu’elle sa nièce.
Ah, ces histoires parallèles ont parfois d’une manière hasardeuse et anodine un même dénominateur commun.
Mon tuteur était un affairé, tout le temps, il était parti en Europe ou en Amérique du nord au profit de ses affaires. Malheureusement, il ne me faisait pas un iota de confiance, j’étais le démon et sa femme le confortait dans cette logique. Pour tout rapport à mon égard, j’étais « kaptué wendé muna ébobé, ebobé dita »excusez que j’écorche la langue duala, ceci veut dire littéralement « kaptué est un mauvais garçon, trop méchant ».
Mon tuteur croyait dur en elle et je soufrai de ne point être confronté à elle, être écouté, dans l’embarras et la solitude, je broyais du noir.
Je n’ai jamais su si mon tuteur maitrisait autre phrase en langue duala que celle « kaptue wendé muna ebobé, ebobé dita » une phrase qui s’était mis à répéter à tout le monde à la suite de sa tendre et chère épouse.
C’est dans cet amertume que je franchi la barrière qui couvrait ma ténébreuse misère au deuxième trimestre de l’année 1994.J’étais sensé être en classe comme mes frères mais j’étais retenu à la maison pour veiller sur un animal.
J’ai encore sur moi les marques de la morsure de ce fameux singe, cet animal s’était révolté du fait que j’ai tardé à le donné son manger. Ces cicatrices réveillent chaque fois en moi toutes les souffrances, les calomnies et les insultes à l égard de ma famille nucléaire.
Je les croyais profondément endormies dans mon être mais hélas.


ce singe que tuteur aimait mieux que moi

Ceux qui me connaissent, savent que je suis né dans une bourgeoisie sans pareille. D’aucuns et surtout la gent féminine enviaient cet égard naturelle que j’eus de naissance, malheureusement sans grand savoir sur ma misère profonde.
Fils de Feynman, la nature m’avait pourvu des atouts certains et des privilèges incommensurables. Dommage qu’au crépuscule de mon cycle secondaire, je n’eus pas les moyens financiers pour clôturer en beauté ma classe de terminale conséquence, je suis un sans bac.
Un complexe qui m’a muselé et rendu aigri toutes ces années écoulées, de l’extérieur, l’on croyait
Que je faisais l’économie des finances que mon oncle mettait à ma disposition. Quelle illusion la conscience populaire quand elle est loin de la dure réalité. Si vous saviez qu’en réalité je n’avais jamais bénéficié d’un seul sou pour argent de poche.
Si vous vous saviez que les fringues que j’arborai provenaient de frère cadet qu’ayant compris plutôt qu’il ne fallait pas s’attendre d’un coup de pouce de la famille, s’était jeté dans la gueule des loups et s’en tirait au mieux.
Les filles du quartier rêvaient toutes être mes compagnes, les plus téméraires me draguaient et je jouais au sadomasochisme, c’était le seul moyen pour ne pas trahir ma grande misère au grand jour avant l’heure.
Mon tuteur aimait son singe que moi, plus d’une fois, révolté, je n’ai pas nourri cet animal et quand la supercherie fut découverte , je fus nourri du fouet et des insultes à longueur de journée.
C’est ainsi qu’un jour débordé, je suis parti de chez mon oncle en demi culotte, laissant sans regret derrière moi l’immense bourgeoisie que d’aucuns enviaient.
Je pouvais manquer de friandises et de repas, le singe était mieux entretenu que moi et bénéficiait même des soins médicaux réguliers et des consultations particulières chez un vétérinaire de la ville de bonabérie.
Ma vie est faite de luttes psychologiques, je me surprends parfois de n’avoir jamais pensé au suicide, chaque pan de ma vie est marqué par des difficultés énormes et cela s’est fait ressentir sur ma vie matrimoniale, par-rapport à mes égaux je suis en retard d’une décennie.
Je ne fus consolé que lorsque je connus l’univers des enfants de la rue, d’aucuns de ces enfants ont vécu dans des égouts et ont mangé de la vraie merde.
La sœur Marie Roumy me dit un jour quand je lui contais mes déboires d’adolescent et en lui rappelant que je suis né sur une mauvaise étoile et que j’étais marqué pour endurer des souffrances au quotidien me dit qu’elle aussi avait un passé douloureux, que sa tante aimait son chat qu’elle sa nièce.
Ah, ces histoires parallèles ont parfois d’une manière hasardeuse et anodine un même dénominateur commun.
Mon tuteur était un affairé, tout le temps, il était parti en Europe ou en Amérique du nord au profit de ses affaires. Malheureusement, il ne me faisait pas un iota de confiance, j’étais le démon et sa femme le confortait dans cette logique. Pour tout rapport à mon égard, j’étais « kaptué wendé muna ébobé, ebobé dita »excusez que j’écorche la langue duala, ceci veut dire littéralement « kaptué est un mauvais garçon, trop méchant ».
Mon tuteur croyait dur en elle et je soufrai de ne point être confronté à elle, être écouté, dans l’embarras et la solitude, je broyais du noir.
Je n’ai jamais su si mon tuteur maitrisait autre phrase en langue duala que celle « kaptue wendé muna ebobé, ebobé dita » une phrase qui s’était mis à répéter à tout le monde à la suite de sa tendre et chère épouse.
C’est dans cet amertume que je franchi la barrière qui couvrait ma ténébreuse misère au deuxième trimestre de l’année 1994.J’étais sensé être en classe comme mes frères mais j’étais retenu à la maison pour veiller sur un animal.
J’ai encore sur moi les marques de la morsure de ce fameux singe, cet animal s’était révolté du fait que j’ai tardé à le donné son manger. Ces cicatrices réveillent chaque fois en moi toutes les souffrances, les calomnies et les insultes à l égard de ma famille nucléaire.
Je les croyais profondément endormies dans mon être mais hélas.


La fuite des cerveaux, une entorse pour le developpement en Afrique

Le phénomène n’est nouveau, mais la fuite des cerveaux prend des proportions inquiétantes sur le continent. Elle est une vraie menace pour l’économie et le développement de l’Afrique prise dans sa globalité.
L’organisation internationale pour les migrations estimait à quelques 200000 le nombre de départ enregistre des africains hautement qualifiés vers le nord. Il fauter qu’à cette époque, ce chiffre était sous-évalué, l’organisation de coopération et le développement économique OCDE, répertoriait au sein de ses états membres, plus d’un million d’Africains titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur dont voici les principaux domaines touchés, la santé l »éducation, des secteurs clés en matière de développement durable.
Selon l’organisation mondiale de la santé, OMS, deux tiers des pays africains ne disposent pas du taux minimal de 20 médecins pour 100000habitant, cette organisation estime à prés de 50/100 la proportion d’Africains en médecine susceptibles de quitter leur pays.
La fuite des cerveaux coûte environ 4milliars de dollars par an au continent Africain, pour compenser le déficit du personnel performant, les gouvernements, les entreprises privées ou d’état sont contraints de faire appel à des experts internationaux. Pour l’Afrique du sud pour ne citer que ce cas, le besoin en personnel de santé coûte un milliard de dollars selon les analystes de l’ocde.
Pourquoi la rareté de la souche africaine au sein de nos structure ? Les pays développés sont attractifs en matière de salaire et proposent une meilleure qualité de vie. Les hommes de talent de souche Africaine sont très peu rémunérés chez-nous en Afrique.
Les scientifiques dénoncent les mauvaises conditions de recherches, le fait est imminent, depuis le 20 novembre 2014, les enseignants des universités d’état au Cameroun sont en grève parce que les primes de recherche ne leur sont pas reversées et les conditions de recherches sont moyenâgeuses.
Ceci dénote que les investissements affectés dans ce domaine est largement insuffisant, en terme de conclusion, les autorités de plusieurs pays africains n’ont pas adoptés jusqu’ici des politiques et des mesures adéquates pour attirer ces cerveaux qui partent. Chercheurs reprochent ainsi les pouvoirs publics africains d’être responsables de la fuite des cerveaux vers l’occident, considéré aujourd’hui comme l’un des obstacles endémique au développement du continent malgré les dénégations des officiels.
Réunis à Arusha en décembre 2007à l’occasion de la cinquième conférence africaine de recherche sur la population et la santé, Mary Kritz une enseignante de sociologie à l’université américaine de Cornell a déclaré : « la migration du personnel africain hautement qualifié vers l’occident reste préoccupante, car cette situation constitue une entrave majeure au développement du continent.
Parmi les milliers d’africains qui sont partis faire des études en Europe et en Amérique du nord, la plupart ne sont jamais retournés dans les pays après leur cursus académique ». Elle présentait ainsi le lien entre les migrations internationales d’un étudiant et les conséquences néfastes de cette situation sur le développement du continent. Elle de renchérir « c’est une situation qui interpelle les décideurs politiques car les crises économique qui s’abattent sur le continent depuis quelques décennies dissuadent un grand nombre de rentrer au pays ».
J’ajouterai les meurtres de certains intellectuels, le meurtre du père Engelbert Mveng au Cameroun, du journaliste Norbert Zongo au Burkina Faso en sont illustratifs.
Le professeur John Oucho chercheur au centre de recherche sur les relations ethniques à l’université britannique de warwick dira « les crises économiques et le taux de chômage élevé, avec le manque de services sociaux adaptés comme la santé, l’éducation figurent parmi les facteurs de dissuasion. Les dirigeants Africains doivent reconnaitre qu’il y a nécessité d’adopter une nouvelle approche pour faire face au taux de migration des travailleurs qualifiés qui ne cesse d’augmenter ». Il déplore la léthargie notoire des décideurs politiques Africains qui ne s’attèlent pas à mobiliser la diaspora Africaine à investir sur le continent.
Face à ce constat amer qui freine l’essor d’un développement durable et réel du continent Africains, certains officiels ou décideurs politiques Africains ne y dégagent de tout ceci que le manque de patriotisme de nos frères qui s’en vont vers l’occident ou ailleurs.


à la recherche du crâne de l’un de mes ancêtre

Mourir en héros
Tel pourrait le sens que l’on donnerait à la mort de l’un de mes oncles.
Nous sommes dans les années 1900, une période de braise en Afrique dû à l’émigration des peuples. Des villages se dressent les uns contre les autres à la recherche des nouvelles terres cultivables et propices à l’habitat.
Notre communauté village ne s’est pas constituée en dehors de cette logique, elle engagera son armée, une multitude de vaillants jeunes guerriers formés à manier les lances, les coupes-coupes, les flèches empoisonnées, à creuser les fosses ou les tranchées pour qu’elles se referment sur les soldats ennemis.
Cet ancêtre pour qui, je perdrai plus tard un mois de mes précieuses vacances pour me concentrer à retrouver ses traces, n’était pas pourtant admis parmi les hommes de troupe étudiant les stratégies de guerre à mettre sur pied pour vaincre les soldats ennemis.
Naturellement, il n’avait pas été nanti à l’instar de son frère ainé, des atouts d’un guerrier. Son ainé était général des troupes, il avait une forte personnalité, bon harangueur de foule, physiquement imposant, ingénieux. A l’inverse son Tabue son cadet victime d’un complexe d’infériorité, jouissait dans la gent féminine, une impressionnante sympathie, on l’appelait affectueusement le blanc à cause de son teint clair.
Ma grande mère dira de lui plus tard qu’aucune fille ne résistait à son charme légitime, plus d’une s’était bagarrée pour son exclusivité. Malheureusement cet ancêtre ne vivait pas sa situation de garçon de charme comme un prestige, malgré que toutes les filles fussent à ses genoux, il souffrait le fait d’être écarté du rôle régalien assigné à d’autres hommes à cette époque pour garantir à la population, des nouvelles zones cultivables et habitables.
C’est ainsi que contre toute attente, lors d’une guerre, il se décida sans avis favorable de son frère ainé, le meneur des troupes de les suivre à son insu. Sa maman déploya plusieurs moyens pour le dissuader sans succès, la seule qui eût dit à cette dernière et qui fut le point focal de son envie d’être guerrier ce fut qu’il voulait devenir un vrai homme, se différencier des femmes qui pendant les grandes batailles n’avaient pour seul devoir que de surveiller les enfants et les maisons. Sur ce il prit le chemin de la bataille pour ne plus jamais revenir sur ses pas.
Des années plus tard, son crâne ne comptait pas parmi ceux des aïeux soigneusement protégés et gardés dans notre case sacrée. C’est suite à plusieurs événements malheureux dans la famille et surtout ce mariage ingrat qu’avait contracté l’une de ses filles, vingt ans sans enfant malgré tout les moyens conjugués que un devin nous instruira d’aller chercher ce crâne et de le joindre à ceux de ses frères et que seule la trouvaille de crâne devrait nous sortir des ennuis.
C’était un mois de décembre, j’étais allé à l’ouest voir le grand- père, le célèbre Wabo Tayoutue, il m’associa à l’expédition qui devait suivre les traces de cet aïeux pour espérer ramener ses restes au village.
L’on se renseigna d’abord sur la bataille qu’il s’était engagé, le devin nous convia à aller par le nord et de suivre la route jusqu’à la croisée de celle joignant le village limitrophe, un carrefour réputé pour avoir reçu des morts issus de la bataille entre les peuple riverains.
A cet endroit précis, il était question de y jeter les jujubes, une paire d’arbre de paix, des cauris, de deux poules sans oublier de bredouiller des paroles dont mon grand- père ayant le secret se chargea, il fallait implorer l’élan du cœur ses dieux qui gardent ce carrefour pour qui nous accompagne dans ce boulot et laissent prendre en ce lieu une motte de terre qui devait symboliser à l’avenir le crâne de cet ancêtre disparu.
De retour à la concession, la terre prélevée fut moulée sur forme d’un crâne que nous avions enfoui au sol dans la case sacrée auprès des autres. Ceci fut fait après une brève cérémonie de réjouissance suivi d’un rite particulier, un menu typiquement traditionnel, un malaxé de mais écrasé, mêlé à l’huile rouge, du haricot, des jujubes, de kola et autres complément dont j’ignore ont arrosé cette cérémonie courue par toute la famille.
Quelque mois plus tard, nous fûmes unanimes que les aïeux s’étaient réjouis d’avoir leur frère auprès d’eux. Nous avions eu l’impression que pour marquer leur entière satisfaction, ils avaient eu à surseoir leur courroux, le mauvais qui avait secoué toute la famille s’était rangé dans les calendes grecque. Nous commençâmes peu à peu à vivre des moments heureux, la fille du défunt Tabue mis au monde enfin deux jumelles.


Comment se comportaient nos ancêstres cocus?

La quinte de toux de Wabo Tayoutue, un ancêtre cocu
Je suis toujours séduit par la manière de vivre de nos aïeux, s’étaient des hommes nobles et conséquents, ils ne s’emballaient pas pour des ennuis inutiles, un stress qu’on pouvait éviter.
Par bien de fois, j’ai cru que mon grand-père , le célèbre Wabo Tayoutue était atteint d’une toux incurable ou d’une tuberculose aiguë. Ce qui mis un doute à ma croyance fit le fait qu’il ne se gêna jamais à aller faire des examens de crachat et qu’il ne fut jamais mis en quarantaine.
Milles fois, j’avais creusé ma cervelle pour me trouver une explication du fait que mon grand- père avant de pénétrer sa concession de retour des assises à la chefferie ou d’une balade,toussait à répétition.
C’est bien plus tard après sa mort que toujours intriqué par ce phénomène mythique, qui me paraissait bizarre depuis ma tendre enfance, l’âge à laquelle je fus connecté aux gestes et faits de mon grand-père,que je posai ouvertement la question à mon oncle.
Il eut un sourire narquois du fait qu’à mon âge déjà, je n’avais pas pu déceler une explication qui se cacherait derrière la quinte de toux stimulée de Wabo Tayoutue.
Il m’instruit qu’à son tour, il avait opté pour la même philosophie et je me précipitai à lui poser la question.
Pourquoi ?
C’est ainsi qu’il m’informa que la quinte de toux stimulée était un signal fort aux petits voleurs de cul.Ceux qui fréquentaient ses épouses à son absence, cela pourrait signifier « c’est fini, je suis là, allez chez vous maintenant, c’est l’heure du maitre ».
Nos ancêtres polygames avérés, n’étaient pas dupes, ils étaient tous conscient de partager la multitude de leurs épouses avec d’autres hommes qui, n’ont pas assez eu de poigne, ou d’argent avant eux pour doter ces charmantes dames.
Pour épargner les rancœurs inutiles, ils s’éloignaient de la cupidité d’aller voir de prés ou de chercher à dévisager les voix qu’ils entendaient venir des cases de leurs épouses.
Une seule quinte de toux suffisait pour ranger tout le monde, j’avoue que quarante ans après, je suis séduit par la façon dont nos aïeux se comportaient et de voir le monde.Les ancêtres souffraient des infidélités de leurs femmes mais ne mouraient pas de jalousie. D’aucuns plus téméraires demandaient à ses épouses d’inviter leurs amants qu’ils le viennent à l’aide lors de ses travaux.
Suivant la génération d’après, il y a un musicien de renom au Cameroun, Eboa Lotin paix à son âme qui demandait à sa femme de lui garder seulement sa période féconde, le reste elle pourra….


les échos de la forêt, les vigiles d’autrefois, comment nos ancêstres se preservaient des bandits?

les sociétés de gardiennage pullulent aujourd’hui en Afrique, qu’en était –il autrefois ? soufrez que je vous parle des vigiles d’autrefois.
Ah,notre Afrique ! la vieille, celle dans laquelle les anciens avaient autres astuces pour protéger leur bien des bandits. Cette Afrique, la nôtre, est celle à laquelle je m’identifie bien que j’appartiens à ce siècle, elle me rappelle bien de bons souvenirs.
Pour la bonne gouverne des générations futures, permettez que je vous partage un pan de la mémoire ancienne que, je voudrai réinventer et l’imprimer sur du papier et pourquoi pas, la retranscrire sur du roc afin qu’elle ne meurt jamais ou ne périsse point à l’usure du temps.
Je voudrai même l’imposer en ce siècle de la mondialisation ou j’ai l’impression que nos us et coutumes sonnent plutôt comme des randonnées passéistes dans l’esprit des jeunes Africains.
Quand nous étions plus jeunes, faire les valises et courir auprès des grands-parents était un plaisir, un luxe et une grande joie jamais égalée, nous nous réveillions à quatre heure du matin pour aller au cœur de la grande forêt , à des dizaines de kilomètres , arpentant silencieusement les collines , lisant nos chemins dans les ténèbres. La rosée du petit matin nous mouillait jusqu’à nos sous-vêtements, trempés , nous grelotions du froid mais cela n’enlevait rien à notre motivation, cela ne diminuait pas pour autant notre détermination à servir nos grands-parents, à être leur complice, à les témoigner notre amour. Parfois sur le chemin retour, diminuez de toute force nous acceptions des charges, les sacs d’arachides, l’igname, la banane plantain , ce qui devaient nous servir de repas le soir.
Il est désolant aujourd’hui que, la spontanéité qui nous liait intimement avec le village ait disparu de l’esprit des jeunes. D’aucuns ne perçoivent plus le village que comme une sorte de prison ou les travaux champêtres font office des charges de la peine à subir.
De même les jeunes successeurs émigrés en ville pour des raisons économiques ne rentrent pas prendre les rênes de la succession dans les villages, ainsi la retransmission des secrets et les savoirs des anciens est bâclée et foulée aux pieds . une des conséquences avec les anciens morts, les us et coutumes changent et se diversifient selon les époques, mais je reste nostalgique à celles que j’ai connu.
A l’époque, les anciens n’avaient pas usage des hommes postés aux entrées et aux sorties de leur plantation pour assurer la garde de leur bien. Ils utilisaient des épouvantails pour contrer les animaux, seulement les bandits devinrent plus redoutables pour la survie de leur bien et, ils développèrent des astuces pour lutter contre ces malfrats.
Laissez moi vous instruire d’une des astuces de mon grand-père, le célèbre Wabo Tayoutue.Connu comme un grand commerçant de kola comme j’aime souvent le dire, il faut noter qu’il était également compté parmi les grands propriétaires des plantations de café et d’ananas.
La charité et le communautarisme sont des valeurs nobles inhérentes à l’Afrique. Si les anciens ont réfléchi à sauvegarder leur bien des vautours, ces hommes qui pillaient leur récolte, c’est bien plus parce que ces derniers ne venaient pas prendre juste le nécessaire pour stopper l’hémorragie dû à la famine ou pour stopper leur faim. Ils seraient venus cueillir une ou deux tête d’ananas, il y aurait jamais eu dans l’esprit des anciens une certaine gêne ou une certaine contrariété,il y aurait jamais eu des couacs et les anciens n’auront jamais eu l’idée de développer des barrières de protection.
Que voulez-vous, mon grand-père avait perdu pendant cinq ans le quart de sa production d’ananas et plus d’une fois, les bandits se sont accaparés de sa production de café. Nous étions fâchés pour ce coup là, imaginez, par une journée ensoleillée, il avait profité pour sécher son café.
Au milieu de sa plantation, il y avait construit un séchoir, en effet, c’est un grand espace dallé .A l’ouest du Cameroun, pendant la période de la cueillette du café, on visite toutes les branches et on tri les fruits mûrs, ces fruits cueillis ainsi à maturité sont jetés dans une corbeille fixée à l’épaule de l’ouvrier. Après la cueillette, les graines sont dépulpées à l’aide d’une machine conçue spécialement pour la tâche , après vient le moment du séchage.
Plus d’une fois après ces travaux pénibles, mon grand-père avait perdu bêtement sa récolte.
Pour en finir d’avec cette situation,il fut conseillé de se rendre dans la partie nord du village d’où il revint nanti d’un puissant fétiche.Ce fétiche fonctionna à merveille, ce fut un véritable traquenard pour les bandits, seulement, mon grand-père refusa de me dire de quoi ce fétiche était composé.
Je sais seulement que désormais s’il y avait un intrus dans sa plantation, il devait être pris à dépourvu quoiqu’il fasse . C’ était quoi l’astuce ?quand vous pénétrez la zone interdite, dès que vous portez la main sur un fruit, immédiatement, d’une manière spontanée, vous devenez ouvrier dans la plantation.
Sans même recevoir des ordres, de vous-même vous cherchez un coupe-coupe et vous vous mettez à défricher les mauvais herbes. Vous ferez ce boulot jusqu’au jour que le grand-père décidera de visiter sa plantation. A son arrivée, il suffit qu’il vous adresse une seule parole et vous prenez la jambe au cou craignant qu’il ne vous conduise cette fois-ci à la police. A ce moment précis vous vous rendez compte que vous avez été pris en esclavage en raison de votre acte odieux, craignant le pire, qui n’arrive point car l’objectif de cette traque n’est pas de conduire les éventuels malfrats à la police.
Ce fétiche avait si bien contré beaucoup de bandits que les congénères de Wabo Tajoutue vinrent à lui demander cette potion magique. Je me rappelle que le champs de son voisin était gardé par un serpent, chaque fois qu’il y avait un étranger , instantanément, le serpent s’enroulait sur le pauvre et ne se détachait qu’après qu’il ait reçu des ordres de son maitre.
Par ces astuces, les anciens à l’époque ont protégé leur bien. Les aïeux ne sont plus là et le charme du siècle passé disparait, de ce quotidien , il reste certes de petits vestiges mais qui disparaitront de notre négligence à ne point vouloir protéger les acquis du siècle passé, les insolites, les faits divers qui, constituent le roc de mes textes sont réels.Si vous étiez vacancier auprès des anciens, vous seriez piqués par le virus de sauvegarder ce charme, vous vivriez le siècle moderne en appartenant au siècle dernier.


Afrique, comment en finir avec les enfants démons ?

 

Musée_royal_d'Afrique_centrale_-_Figurine_de_mère_et_enfant,_utilisé_ea_pour_le_culte_des_ancêtres,_Yombe,_Congo-KinshasaLa conscience collective se construit avec l’imaginaire d’un peuple, elle se nourrit aussi du vécu quotidien de ce peuple et certains faits sont admis comme vrais souvent parce qu’à cette époque, la science ou aucun mécanisme n’ont pas permis d’éradiquer ou de trouver des palliatifs à cette fatalité.
Cela peut-être le cas pour les enfants démons, pourquoi parle-t-on d’enfant démon ? Pourquoi dit-on que ces enfants sont conçus congénitalement avec les relents sataniques ? Autant de questions qui nous ramènent aux croyances et traditions.

Dans notre société on demande aux femmes enceintes de ne point faire de navettes à des heures tardives la nuit et de ne pas traverser les carrefours où elles pourront y trouver des fétiches parfois déposés par des gens qui viennent à ces endroits pour exorciser le mauvais sort. Mon village a souffert de ce genre de vent et l’un de mes oncles a payé le prix fort de cette ségrégation innée qui dès la naissance séparait les enfants en deux groupes distincts. Mon grand-oncle n’existerait plus sans l’entêtement de ma grand-mère à ne point se séparer de son petit-fils pour des raisons qu’elle estimait à juste titre non fondées.

Mon oncle a eu la chance d’avoir la vie sauve. Dans certaines familles, d’autres enfants n’ont pas eu la même chance. En effet, qu’est-ce-qui caractérise ces enfants démons ? Très souvent ce sont des enfants fragiles maladies durant de longs mois et parfois des années. Des tentatives de guérison sont entreprises, mais échouent.
Avec le temps, les familles baissent les bras et l’enfant succombe au mal. Généralement pour la mort d’un tel enfant, la mère est soumise à un rite de purification initié pour couper les liens avec cet enfant.

Ce rite sous-tend une ou deux hypothèses, que ce genre d’enfant ne revienne plus au sein de la famille ou alors que le mort ne revienne plus ennuyer la famille.
Pour ce qui est de mon oncle, ce dernier a eu des problèmes de santé pendant sept ans et sa mère n’a pas résisté à cette situation. Toute la famille en pâtissait et certains ont vu un charlatan qui leur a conseillé de déposer le malade, identifié comme un enfant démon, auprès du fleuve Noun afin qu’il aille suivre rejoindre ses frères sorciers, des possédés du diable.
Ma grand-mère fit face à cette décision et garda son enfant, son unique garçon. Miraculeusement, au bout de huit mois, mon oncle commença par ramper et à se porter mieux. Un an plus tard, il bredouilla ses premières paroles. Un retour à la vie grâce au courage et à la volonté de ma grand-mère.