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la sexualité chez les adolescents dans nos foyers, parlons-en

D’abord il faut savoir de prime à bord que les foyers sont des maisons fermées ou nous cantonnons les enfants issus des rues de la République. L’objectif premier est de les couper de la rue, de leur donner un logis, de les mettre dans des conditions idoines pour ceux ou celles qui voudront reprendre avec les études, une formation ou alors se reposer, prendre du souffle, être mis en meilleurs conditions pour une médiation famille pour ceux ou celles que nous avons convaincu de renouer un dialogue familiale enfin de rejoindre le foyer conjugal qui reste le milieu idéal pour l’épanouissement de tout enfant.
Ces maisons fonctionnent avec un règlement intérieur et les relations avec les éducateurs que nous sommes ne sont pas uniquement verticales, elles se veulent aussi horizontales car il faut avoir la confiance des jeunes, il faut une relation de mutuelle confiance pour que s’opère l’osmose entre tous ceux qui sont impliqués dans le suivi, l’orientation, l’éducation des jeunes. Vous gagneriez mieux à devenir leur amis sans vous compromettre dans leur basses manœuvres (vol, fugues, mensonges, bagarres, viol etc. …). Ceci va de soi pour parfaire leur réintégration sociale en restant propre, intègre et respecté.
Osons en parler comment ces Adolescents vivent leur puberté.
Beaucoup de jeunes nous arrivent pubère, d’aucuns sont souvent sexuellement actifs et d’autres vivent encore les balbutiements d’une sexualité qui tarde à déclencher en eux des actes pervers.
Si les prostituées sont un exutoire pour ces jeunes qui pour se décharger paient le prix d’une passe et souvent se la tapent gratuitement en récompense des services qu’ils rendent à ces putes, beaucoup de ces adolescents n’ont autre choix qu’une douche trop longue.
Le meilleur stimulant reste le savon dont-ils se servent pour se masturber. Au-delà de ce plaisir égoïste, nos enfants sont pervers et surtout envers celles qui durcissent devant leur avance ou drague. Ils s’organisent parfois en bande et pratiquent dès que l’occasion s’y prête, ce qu’ils appellent dans leur jargon « le rallye ».
Qu’est ce que le « rallye » ? Eh bien ! Il s’agit de faire en une soirée ou une journée communément l’amour à une fille d’une manière forcée. Cette dernière s’en ressort humiliée, défigurée et parfois traumatisée.
Après ce genre de forfait, nos protégés prennent la clé des champs et, le travail pédagogique si équipe de la rue les retrouvent est toujours a recommencer.
D’une manière collective s’ils reviennent tous dans nos centres une sanction collective est trouvée. Mais comment réparer les dégâts que la victime sexuelle a subit ? Cette dernière sera marquée définitivement et éternellement de ce viol collectif d’une bande de truands.
Certains parmi nos enfants qui ont déjà fait le milieu carcéral jouissent d’une autre expérience. Ils ont une autre astuce pour étancher leur envie de baise.
Ils affirment avoir connu cela en prison ; ils louent des caleçons ou des slips des prostituées ou je n’en connais d’autres. En prison, un caleçon se loue à 500FCFA, au quartier il se peu que c’est un peu moins cher.
Le truc c’est d’aspirer les sécrétions déposées sur ces tissus. Cela vous donne l’illusion de posséder un sexe opposé ou d’être dans les chaleurs ou l’intimité féminine. L’odeur de ces sécrétions couperait nette les envies peu orthodoxes que l’on retrouve chez d’autres gamins moins expérimentés, violents et agaçants.


ces camerounais qui se croyaient de trop viril

Nous connaissions la chine comme un exportateur de motos bon marché qui, de grâce à donné une opportunité aux africains et particulièrement aux jeunes camerounais de s’occuper et de trouver de quoi nourrir leurs différentes familles.
Cette fois, il faut compter avec ces milliers de chinoises qui ravissent la palme d’or de la prostitution chez nous , et du coup, cela à donné l ‘opportunité à des camerounais de satisfaire une de leur curiosité sexuelle.
Il suffit seulement d’avoir de quoi de payer la facture dont la moins chère dit-on coûte dix milles francs C F A.
Dernièrement attablé à Akwa une ville chaude et d’affaires au Cameroun, j’ai entendu une curiosité » nous qui croyions que nous étions des garçons tapent dur, les chinoises nous ont ridiculisé, j’ai fait à peine trois minutes et j’ai éjaculé. » un autre de dire, « ah, tu ne le savais pas?elles sont des expertes, personne ne tient plus de trois secondes , moi je vais toujours en second coup car je me masturbe d’abord, cela me donne l’occasion de faire au moins six minutes. »


hommage à celle qui m’a ouvert le chemin du sexe, osons en parler

Toujours la même tendresse
Du haut de ton piédestal
Ton regard me foudroie
Ah ! sale pute
Toujours les même petits sourires
Ta voix envoûtante
Ton sourire de gamine
Ta chevelure de sorcière
Tout ça pour me séduire
Et me rendre fou
Ta démarche de fée
Ah : que non !
Tu m’ensorcelles
Tu me possède
Ah ! Flori
J’ai tout appris de toi
En toi se résume le paradis
Je vaincrai tous les obstacles
Les vagues et ronces qui
M’empêchent de venir ver toi
Ta foudre intrépide fait sauter mon cœur
Petite fille,
Comment oublier ta poitrine
J’ai soif de ce lait
Vient maman.
Ainsi tu est ma seconde mère
De toi, je découvre encore la saveur de ce lait si maternel
Flori
Toujours les mêmes petits mots de tendresse
De quoi rendre dingue toutes les nanas.
Ah ! Que non sale pute.
Non cesse de m’ensorceler
Ah ! sale pute ! tu m’ensorcèles
Excuse, moi si je t’appelle sale pute
C’est pour essayer de te fuir
Mais hélas, trop tard.
J’ai assez consommé ton charme
Comment puis-je me séparer de toi.


comment éviter d’être empoisonné par le sexe?

Ces derniers jours , j’ai été trop sérieux dans mes billets, j’ai joué à l’intello. Que voulez-vous lorsqu’on se retrouve dans un environnement très concurrentiel?permettez que je revienne à mes histoires folles et insensées, elles sont peut-être folles mais elles font parties du vécu quotidien d’un peuple, un peuple dont la mémoire collective se nourrie des phénomènes et des réalités peu ordinaires, cette croyance à cette mémoire collective ont amené les populations à développer certains comportements.
COMMENT ÉVITER D’ÊTRE EMPOISONNE PAR LE SEXE?
Je ne vous parlerai pas des I S T ou des MST par lesquelles l’on contracte des maladies sexuellement transmissible. Il est question d’autre chose, alors si vous ne le saviez pas, il il y’ a des dispositions à prendre quand vous voulez faire une partie de jambe en l’air.
En Afrique, quand un homme perd sa femme ou vis-versa , d’une manière étrange, ça peut-être à la suite d’un accouchement difficile ou elle décède avec l’enfant dans le ventre ou soit dans le cas contraire, l’homme meurt avec un ventre ballonné, le conjoint »e » doit s’exercer à un rite pour se débarrasser de la malchance qui le poursuit.
Pour ce faire, il est appelé à passer par l’accomplissement d’un acte sexuel .
Avant qu’il ait eu à faire cet acte sexuel, il lui est interdit de consommer tout aliment cuit avec l’eau et de ni boire ni eau ni bière.
S’il transgresse cette loi, il suivra son conjoint « e » décédé car; il y aura plus d’espérance pour chasser définitivement le mauvais sort dans lequel son conjoint « e » l’a plongé par une mort peu ordinaire.
Alors mon grand-père le célèbre Wabo Tayoutué nous avait toujours conseillé de toujours offrir à boire ou à manger quelque chose cuit avec de l’eau à notre partenaire sexuel.
IL nous disait que cela nous mettrait à l’abri et hors d’atteinte de ce piège surtout quand il s’agit d’une belle de nuit ou d’une inconnue.
Au cas échéant, mieux vous refroidir vos envies et ardeur de baise sinon, il ou elle vous laissera son triste sort et vous risqueriez vous en sortir les pieds devant.
Ce jeu est sagement mené et bien dosé car les aubergistes sont souvent trempés dans cette de situation et celle qui est victime de ce sinistre sort est souvent accompagné dans cette sale besogne par certains membres de sa famille ou de ses amis, car l’acte sexuel accompli, elle ou il doit tout laisser sur, tous les objets avec lesquels elle ou il est venu, ses proches lui rhabille dès qu’elle sort de l’auberge.


architecture et notre identité culturelle, quel avenir?

Dans la flambée des buildings qui se construisent en Afrique, nous sommes marqués par le génie créateur de ceux et celles qui façonnent ces immeubles.
leur majesté nous impose du respect, des interrogations et même des suspicions. Au-delà du fait que la gigantesque de ces immeubles ,villas et autres constructions forcent notre admiration, rendent certains sites paradisiaques, que leur éclat donne assez de rayonnement à nos cités, nous sommes inquiets.
Qu’est-ce- que devient le génie créateur proprement africain? nos villes n’ont plus de visage africain, du jour au lendemain, elles sont de plus en plus dénaturées.
Faudrait -il toujours aller dans l’Afrique profond , campagnes et villages afin de voir les marques du génie civil africain en contemplant les vestiges d’un siècle récent qui, a marqué d’une manière fort remarquable la façon de faire des maisons et l’art de faire la différence des toits.
Il est donc à craindre que si nos génies créateurs africains ne se donnent pas pour défi majeur de s’inspirer des éclats de leur ancêtres pour faire du paysage architectural africain une marque fondamentale de notre identité culturelle, la mondialisation aurait raison de nous.
Nous n’aurons pas autre choix que de mourir impitoyablement. Posons cette question, quel avenir voulons nous donner dés à présent au paysage des villes africaines? voulons nous être des villes au paysage conquérant comme celles des asiatiques , européennes ou autres?
ou alors voulons nous réduire l’art du génie civil africain comme objet de musée ?
ou faire de nos cités africaines, une pâle copie des autres?


langues vernaculaires, notre identité culturelle dans la mondialisation

Se distinguer dans la multitude des nations au rendez-vous de la mondialisation par la maitrise parfaite du parler et de l’écriture de nos langues maternelles. Voilà le défi que doit relever la jeune génération pour marquer sa différence culturelle qui doit-être fondamentale et naturelle. Heureusement que le gouvernement camerounais l’a compris et a signé en 2006 un décret autorisant l’enseignement de quelques langues dans nos Lycées et Collèges. Jusque là, la situation était devenue catastrophique car même dans les campagnes ou les villages au Cameroun les grands parents n’étaient plus des canalisateurs de ces legs pour les jeunes générations. Ils excellaient dans le souci d’être à la page du français au lieu d’inviter les vacanciers à s’entrainer à la maitrise du vernaculaire.
Il faut suivre les émissions radiophoniques qui se font en langues locales pour comprendre jusqu’où nous étions au bord de la perdition et mesurer le fait que nos langues vernaculaires n’avaient plus assez d’avenir. En suivant ces émissions vous remarquerez qu’ils sont très peu les auditeurs qui peuvent agencer correctement deux phrases en langues maternelle. Or il mérite de signaler que les langues dont nous sommes des héritiers résultent d’un long processus et que la lutte pour qu’elles deviennent populaires ou deviennent des matières à instruction dans les écoles en Afrique date de plusieurs décennies. Voici répertorier quelques dates et personnalités de proues pour l’existence des langues africaines notamment celles du Cameroun.

A LA PERIODE MISSIONNAIRE

1841 : Arrivée de Joseph MERRICK
1842 : Traduction et impressions du premier Texte biblique en langue ISUBU
1842 : Arrivée d’Alfred SAKER Pasteur baptiste qui invente l’écriture DUALA
1872 : Fin de la traduction en langue DUALA
1889 : Traduction de la Bible en langue BULU
1889 : Les étudiants noirs et blancs traduisent la Bible en langue DUALA à Hambourg.

PERIODE ALLEMANDE

1890 : NJOYA rend publique l’écriture BAMOUN et son imprimerie
1894 : VON interdit l’enseignement de toutes les langues maternelles et impose l’Allemand et ferme l’école maternelle
1894 : Ouverture de la 1ère école en BASSA
1900 : La loi Schutzgebret gertz institue l’allemand comme langue unique mais autorise le culte en langue locale.
Les rois FOTSO II , NDJIKE et NJOYA organisent une rencontre pour adopter une langue commune pour les Binams (soleil couchant) malheureusement, ce projet va échouer.
1901 : Théodore SEITZ autorise la réouverture de toutes les écoles maternelles
Création de la 1ère école pour enseigner le Mugaka et 1er séminaire organisé au Cameroun sur les langues maternelles.
les écoles dans lesquelles étaient enseigné en DUALA sont fermées.
1903 Inauguration officielle de l’école de Bali Nyongha. On y recrute 63 élèves et FOTSO II
Il ne s’agit pas d’un repli identitaire en célébrant nos langues vernaculaires, le fond c’est d’être spécifié dans le concept de la mondialisation.


développement et identité culturelle

Faut-il s’intégrer dans le moule du développement en reniant ses vecteurs culturels ?
Tout développement qui n’intègre pas la fierté ou l’orgueil singulier d’un peuple est un concept à bannir. Nous ne devons pas imposer à un peuple des idéologies dans lesquelles il se sent étranger et n’a aucune maitrise des tenants et des aboutissants.
Toute action de développement doit obéir au besoin fondamental du peuple bénéficiaire. Cependant, il ne s’agit pas d’avoir une fixation pour des traditions obélisques qui, ont montré de leur limite. Le développement c’est aussi la capacité pour un peuple de s’arrimer à de nouvelles données pour une émancipation commune et meilleure qu’avant. Seulement cela va du fait que les idées nouvelles ne dissolvent pas fondamentalement nos sensibilités et tout ce dont nous avons en commun comme mémoire collective, comme héritage ou testament culturel. Cela va aussi de la sauvegarde de nos monuments historiques, de nos sites emblématique, de nos secrets rituels les plus chers au peuple, nos noms ; attributions à nos villages, pays qui sont un processus historiques et non des hasards tout fait. Chaque nom s’apparente à une histoire, à un fait historique qui sont des fixations historiques que porte ensemble des mémoires collectives. De même nos territorialités, la terre que nous ont léguée nos ancêtres parfois au prix de leur sang sont des valeurs avec lesquelles nous ne devons pas transgresser, inféodées nous avons le devoir de les garder jalousement.
Dans cette démarche, il ne s’agit pas de ne pas tendre la main au neuf. Comprendre son peuple, faire la lecture de sa mémoire. Faire sienne sa profonde aspiration, écouter les orientations qu’il veut imprimer à son futur. Voilà le processus que tous ceux qui voudraient aider un peuple à sortir de son ordinaire un temps soit peu devrait entreprendre comme démarche.
Nous devons éviter d’embourgeoiser une élite alors qu’elle ne défend pas les priorités du peuple. Il faut faire le chemin difficile et pénible vers le bas pour lire, comprendre les peuples en les écoutant.
Là ou les peuples réclament les libertés individuelles et l’autonomie de leur contrée, il faut éviter des négociations truquées ou tronquées parce qu’une élite a eu là le prétexte que jamais de faire l’Histoire à son gré. L’enjeu ou le souci de tout développement devrait avoir pour point d’ogre le bien-être inclusif et participatif d’un peuple donné. Vivre dans le quotidien des peuples, palper des bouts de doigts leur réalité quotidienne et nous donnerait des idées non préconçues dans certains salons feutrés qui aiderait à mieux investir. C’est pourquoi il est mieux de saisir et de mieux comprendre les mœurs et coutumes d’un peuple pour les aider à avancer en dénouant ensemble des handicaps. Cette démarche aiderait mieux un peuple à comprendre le pourquoi il faut se défaire de telle ou telle valeur et d’embrasser autre.


s’ils avaient demandé mon avis

Seigneur,
Que suis-je ?
Bâtard, que sais-je ?
S’ils ne m’ont rien demandé
C’est parce qu’ils savaient.
Qu’ils ont négligé mon avis.
Car, s’il m’avait fallu choisir,
J’aurai voulu naître de l’arbre
Pour profiter de son ombre.
Et vivre de ses fruits
J’aurai voulu être ce fils du vent.
Pour me pavaner dans la nature
Et rafraichir la peau des hommes.
Face à la chaleur ardente du désert.
J’aurai voulu générer des rayons solaires
Pour éclairer le monde et le cœur des hommes
Et baisser le froid dans les glaciers du Sibérie
J’aurai voulu surgi de la lune
Pour protéger les pas désordonnés
Des êtres nocturnes, des millions autres âmes
Qui ne comptent pas
J’aurai voulu apparaître d’un sol fertile.
Pour ravitailler les plantes en substances
Minérales enfouies dans mes entrailles
Mais qui suiS-je alors ?
Le fruit d’une baise fortuite.
D’une passion gratuite
Que faire alors pour vous
Juste couler les larmes sur mes misères et celles du monde ?
Que puis-je vraiment faire ?
Sinon que de dire, ne fabriquons plus les pauvres
Et nous, pauvres de naissance,
Devrons-nous pour autant accepter
D’être inutiles et être continuellement indigents ?


Taguefé, l’enfant du feu ou l’oiseau-volant

Il y a les hommes que de part leurs prouesses ont marqués d’une tâche indélébile la mémoire collective. TAGUEFE fait parti de ceux là, de ces derniers qui ont su écrire une page d’histoire et dont les anciens ne se taisent pas et ne lassent pas d’éloges à son Égard. Toujours est-il en mal ou en bien il a gagné le pari d’être souvent évoqué dans les récits de la mémoire collective quant il s’agit de retranscrire pour la jeune Génération la longue et douloureuse lutte qui à parsemé le chemin de la conquête de la paix dans les années 1950-1960 à l’Ouest du Cameroun. Réputé grand bandit à Douala où il séjourne au profit de l’exode rural, le phénomène qui vidait les villages de leur substance Humaine, allant en ville à la recherche d’une vie meilleure, TAGUEFE aurait rejoint l’Ouest du pays après un forfait, un meurtre qui l’aurait étiqueté dans les sources de la police Camerounaise comme un élément dangereux. Il aurait choisi l’arrière pays comme refuge, le temps peut-être d’attendre que sa forfaiture passe dans l’oubli ou que la police camerounaise à défaut de l’arrêter pour qu’il assume son acte odieux classe le dossier dans les calendes grecques.
C’est dans ce contexte orageux qui TAGUEFE aurait rejoint l’Ouest du Cameroun, sa terre natale. Là, il découvre la rébellion que mènent certains leaders de l’UPC contre l’administration coloniale et joint les rangs des rebelles. Cet élan est encouragé par son père qui, lui aussi est gagné par la philosophie politique des upécistes. C’est dans cette optique qu’il devient le préparateur mystique de son fils. En Afrique, tous les guerriers sont oints des potions magiques, seul le niais gagnerait les rangs d’une armée sans se parer des gris-gris ou des écorces protecteurs. TAGUEFE fut scellé mystiquement toute une nuit. La mémoire collective révèle qu’une nuit, son père le fit venir dans la case paternelle, le fit monter au grenier et toute la nuit, la potion magique enfouie dans les profondeurs du feu montait le rejoindre au grenier et, il aspirait la vapeur des décoctions, la fumée couvrait son corps des pare-balles etc. …. A la fin de ce cérémonial, TAGUEFE devint pour d’aucuns, l’enfant du feu ou l’oiseau volant car il avait aussi reçu le pouvoir de disparaitre dans les espaces.
A compter de ce jour raconte-t-on TAGUEFE devint un Homme téméraire et redoutable. Sur sa conduite la rébellion des upécistes à l’Ouest du Cameroun aurait engrangée beaucoup de victoires et embarrasser le dispositif militaire de l’armée Camerounaise coloniale. Malheureusement, un Bambara, un autre militaire sorcier aurait eu raison de lui et comment ? TAGUEFE fut débusqué aux premières heures d’une matinée. Son secret avait été trahi et il était recommandé au soldat Bambara aussi moulé dans les secrets mystiques qu’il fallait l’atteindre avant que sa main ne touche le sol à sa rechute de son premier bond pour éviter qu’il prenne définitivement son envol.
Une prescription que le soldat Bambara respecta à la lettre. C’est ainsi que fut terrassé un vaillant rebelle. Celui qui au-delà de ses rancunes avec les autres, était un redoutable adversaire pour l’administration coloniale.


lettre ouverte au cardinal christian Tumi, suite d’une fresque de ma vie

Son Éminence ,il me sied de vous vomir aujourd’hui ce dont ,j’ai intériorisé depuis 15ans .Souvenez –vous ou,faites recours à vos archives , nous sommes en l’an 2000 .Je viens d’effectuer un reportage à l’ouest –Cameroun sur la question du conflit fratricide Bandjoun-Bamoudjo .
Pour une fois, je suis séduit par l’initiative d’un prêtre ,le père Bernard Ngassing qui en l’occasion des fêtes jubilatoires de l’an 2000 saisi là l’opportunité de rapprocher par une messe d’action de grâce ,les deux peuples .En ce jour ,l’église est archi comble des élites et des sympathisants catholiques dans cette région.
les principaux ténors de la flamme dos rivalités sont là et solennellement d’une sagesse extrême , le père Bernard Ngassing les invite de ne plus se regarder en chien de faînce .
Porté par ce mouvement , je saisi à mon retour de l’ouest votre service par un courrier . un rendez-vous pour un entretien avec vous est pris par votre secrétariat .Le jour j, je me présente dans vos services.
je pense être chanceux car je vous trouve dans votre jardin .A peine j’ai ouvert ma bouche après l’usage des salutations , vous me dites ,j’ai lu votre courrier mais je ne suis pas philosophe et ainsi vous m’êtes fin à notre rencontre sans même daigner m’écouter .Je suis rentré le cœur en larme en me posant une question .Quel est ce chef d’église qui n’ose pas se prononcer depuis 1975 date à laquelle certains de ses ouailles se déchirent ? pourrait-il pas accompagner l’action de père Ngassing Bernard ? il se dit ne point être philosophe ;Qui mieux que lui pour avoir un tel profil ?Alors ,il pense que je le suis .
Seulement ,j’ai fait mes armes dans la rue et on m’appelle Florian le fou de la sœur Marie Roumy .
son Éminence ,permettez que quinze ans après ,je reviens sur cette question car ,elle reste d’actualité.Si vous êtes ce distributeur de prix d’intégrité,pourquoi ne distribuez-vous pas des bons points et des mauvais points aux colporteurs de ce conflit pour solder la situation ? Il vous sied seulement d’accorder à Mr Atangana Mébara votre prix ?D’ailleurs ,permettez de vous dire que nous pouvons toujours contester votre posture de donneur de prix d’intégrité.
Il me souvient que vous avez débarquer l’un de mes amis Martin Bita de l’effort camerounais sans peut -être le donner un seul radis .Si vous exemple du Christ pourquoi n’avez-vous pas pardonne à ce lauréat du prix UCIP?Si vous êtes exemple du Christ pourquoi vous ne m’avez pas vraiment reçu ?
J’étais peut- être dans une tenue effilochée et paraissait assez jeune mais le christ dit « laissez venir à moi les petits enfants »j’étais engagé dans cette affaire depuis 1992 ,j’avais à peine 16ans saviez vous ce dont je voulais vous dire ? vous confier ?nulle n’avait été la présence de la sœur Marie Roumy qui fut pour moi une oreille attentive ,je serai mort de soucis .
Adolescent j’avais plongé dans la gueule des loups sans mesurer la profondeur de leur dentition ,ainsi peut-être mon audace m’a dessiné en diable ,en apprenti philosophe dont un cardinal ne peut se donner la peine d’écouter profondément .
Son Éminence permettez que j’use de la liberté d’expression et de la démocratie qui sont des valeurs fondamentales dont vous défendez et usez pour critiquer le président Paul Biya ,pour vous crier à mon tour mon ras- le- bol .
C’est vrai que mes actions étaient isolées , seules une poignée d’élites de mon village aussi hypocrites ont approuvé mon projet de l’écriture d’un livre d’histoire pour me laisser choir par la suite .Toute compte fait ,j’avais assez avancé pour faire un bond arrière et c’était devenu mon passe temps favori, enquêter, écouter,trier,analyser et délibérer l’information qui me paraissait digne d’être véhiculée pour éclairer l’opinion sur ce conflit qui me parait absurde était devenu pour moi la passerelle pour me donner l’illusion d’être occupé , je n’étais pas inspiré par Lucifer .
Monseigneur ,je n’ai point les cornes sur la tête encore moins je ne renie pas notre Église , je suis un laïc engagé même si je me définis de plus en plus comme un africain fondamentalement traditionaliste .
Me recevoir sur les pavés en cinq secondes m’a paru comme un refus d’étancher la soif d’une âme solitaire en déchéance qui ,cherchait juste à conforter le sentiment qu’il n’est pas fou et que sa lutte quoique solitaire avait un sens .Vous avez du mépris pour nous qui portons des haillons , si j’étais un fieffé bandit politique ou grand homme, ma réception aurait été grandiose.
Salut son Éminence, la leçon que je retiens est celle à savoir que tous les hommes ne sont pas digne d’écoute et d’être reçu dans votre sanctuaire et que le Christ que vous attendez devrait-être en or massif, en émeraudes ou avoir une distinction assez hors de commun sinon, il recevra du mépris.

Le solitaire